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Politique

Nouveau gouvernement : Ce qui a coulé Charles Koffi Diby et Gnénéma Coulibaly
Une affaire qui remonte à 2013
Un autre remaniement en vue

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Le gouvernement est connu depuis mardi. On note cinq ministres sortant parmi lesquels Charles Koffi Diby, ex-ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, et Coulibaly Gnénéma Mamadou, ex-garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés publiques.

Interrogé par la presse, sur les raisons de la non reconduction de ces ministres, l'ancien-nouveau Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, s'est montré quelque peu embarrassé. Il a laissé entendre, laconiquement, que cela fait partie des prérogatives du chef de l'Etat, qui en a décidé ainsi. Mais sur les véritables raisons ''du malheur'' de ces deux collaborateurs du président Ouattara, L'inter est en mesure de fournir quelques détails à ses lecteurs.

Selon des sources dignes de foi, l'affaire qui a coulé les ministres Diby et Gnénéma, remonte à l'année 2013. Au cours de cette année, une plainte de Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien, est portée contre le chef de l’État, Alassane Ouattara, et le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, pour ''torture et traitement inhumain et dégradant''. La justice française, apprennent nos sources, avait alors adressé une commission rogatoire à la Côte d'Ivoire, avec la liste des personnes à interroger, pour tirer cette affaire au clair. L'ambassadeur de la France en Côte d'Ivoire, à l'époque des faits, aurait lui-même porté la commission au ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, en prenant le soin d'en apporter la copie au ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly. Malheureusement, l'affaire n'aurait pas été portée à la connaissance, ni du président Alassane Ouattara, ni du chef du Parlement, Guillaume  Soro. C'est en tout cas, ce que laissent entendre leurs proches collaborateurs.

La situation restera en l'état, jusqu'à ce qu'une première convocation soit adressée au président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire en 2015. Les avocats de l’État contestent la procédure qui, à leurs yeux, est viciée, arguant qu'en pareille circonstance, c'est une commission rogatoire qui doit être adressée à la Côte d'Ivoire. Une seconde convocation est émise par la juge française, Sabine Khéris, en charge de l'affaire. Guillaume Soro n'y répond pas. Une attitude perçue par la justice française comme une défiance, alors qu'il s'agit d'une procédure judiciaire normale. La juge Khéris décide de passer à la vitesse supérieure. Aux aguets, elle attend le moment opportun pour agir. Le voyage du patron des députés ivoiriens en France se présente comme une occasion en or pour elle. Dès qu'elle est informée de sa présence sur le territoire français, elle n'hésite pas à délivrer un mandat d'amener. 

 

Un incident diplomatique évité


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