Mont-Péko / Après l'arrestation de leur chef : Les hommes d'Amadé Ouérémi engagent la résistance contre le pouvoir


(Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: sam. 04 avr. 2015
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Le lundi 28 mai 2013, dans la matinée, le petit village d'Ourémikro, du nom du désormais ex-maître du parc, Amadé Ouérémi, pouvant contenir 700 personnes, est pris d'assaut par des éléments du Bataillon de sécurisation de l'ouest (Bso) et une dizaine de gendarmes basés à Man. Leur objectif est clair: procéder à l'arrestation d'Amadé Ouérémi. Ce qui est fait sans grande résistance de la part de ses gardes désarçonnés et dépassés par le nombre impressionnant d'hommes en treillis.

Depuis lors, un Comité local de gestion du mont Péko (Clgmp), présidé par le préfet de région, est mis en place. Sa mission est de sensibiliser les occupants du parc sur le processus d'évacuation, établi par le gouvernement. Des missions gouvernementales conduites par les ministres Anne Désirée Ouloto et  Paul Koffi Koffi, ont effectué des tournées dans plusieurs villages de ce patrimoine au lendemain de l'arrestation d'Ourémi. Et l'Autorité pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (Addr) procède au recensement des ménages. Selon nos sources, ils sont plus de 36 000, dont plus de 25 000 Burkinabè, à être enregistrés. Au nombre de ces planteurs fictifs, on compte de nombreux enfants et des femmes analphabètes n'ayant jamais bénéficié de séance de vaccination contre toutes sortes de maladies. Pire, certaines de ces personnes n'ont jamais mis pied dans une ville. Après ce recensement, le gouvernement annonce le déguerpissement des populations pour décembre 2013. Mais à cette date, rien n'est fait, cependant des progrès sont constatés. Car les éléments de l'Office ivoirien de la protection des parcs et réserves (Oipr) ont désormais accès au parc. Leur constat est amer : le mont Péko a été totalement consumé, la faune et la flore détruites. L'orpaillage y a fait surface. Le trafic d'ivoire s'est intensifié ; des multinationales d'achat de cacao se sont implantées dans le village de Bagohouo, situé à seulement 4 km de la limite de cette aire protégée. En 2014, le processus est reconduit avec cette fois-ci la prise en charge des futurs déguerpis qui devront transiter dans « des villages tampon » avant le départ définitif sous d'autres cieux. Mais encore, l'option du gouvernement bute sur le refus des populations qui émettent de sérieuses réserves sur la faisabilité de cette politique de regroupement de ces infiltrés du parc dans les huit villages de transit choisis par les autorités. Malgré des missions d'explication entreprises par les cadres et élus, les autochtones restent inflexibles. Cette année encore, c'est le statut-quo. Point de déguerpissement malgré la trouille provoquée par (...)

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