Interview / Digbeu Cravate explique la débâcle des Éléphants : « Il y a trop de copinage dans notre équipe nationale » - Ce qu'il dit de Adama Dahico, Gohou, Barthélémy Inabo, Le Magnifik,...


''J'ai passé près de 3 ans dans l’ombre''
  • Source: L'Inter
  • Date: sam. 28 juin 2014
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Michel Bla, à l'état civil, Digbeu Cravate passe pour être l'une des valeurs sûres de l'humour en Côte d'Ivoire et en Afrique.

À la faveur de la phase finale de la coupe du monde de football au Brésil, l'humoriste intervient sur la chaîne canal+ Horizons avec l'émission ''Prof de Foot'', dans un rôle de Professeur de Football. Dans cet entretien accordé à L'inter, entre deux spectacles, l'humoriste aborde la débâcle des Eléphants tout en évoquant ses rapports avec ses collègues ivoiriens.

 

Comment êtes-vous devenu subitement ''Prof de foot'' ?

Nous avons remarqué qu'à la faveur de la coupe du monde de football, tous les téléspectateurs ont, unanimement un amour pour le football. Mieux, ils veulent voir leurs équipes nationales aller le plus loin. Malheureusement il y a quelquefois beaucoup de déception. Certains, à force d'avoir des déceptions régulières ne veulent plus supporter leurs équipes. Il fallait donc intéresser, autrement cette catégorie de supporters à ce tournoi, qui est quand même, une grande fête de football. Il nous revenait donc de créer une lucarne pour intéresser les gens tout en expliquant de façon terre à terre ( ndrl langage plus simple), mais plus comique quelques mots du football pour ces ''novices''. On ne pouvait trouver que le titre de professeur. Parce que c'est sur les bancs qu'on apprend.

 

On pourrait dire que le mondial vous sourit à vous personnellement?

Oooh, Le mondial m'a souri, en quelque sorte oui. En tant que comédien, on a toujours voulu participer à ce genre de fête. Et l'occasion nous a été donnée, de le faire. Et on l'a saisie.

 

Pouvez-vous nous parler de cette collaboration avec Mamane, auteur du texte de cette capsule?

Avant tout propos, je voudrais commencer par dire que Prof de foot est une idée de Mamane avec sa structure Gondwana City Production (GCP). Il y a eu de nombreux prestataires qui ont postulé. Et le choix s'est porté sur moi. Je me suis alors dit que c'était une autre opportunité qui venait de s'offrir à l'Afrique de pouvoir s'exprimer. Cette idée de travailler ensemble est née à l'issue d'une rencontre avec Mamane à et Michel Gohou à Paris (France) à l'émission Plus d'Afrique. C'est à partir de ce moment, on s'est dit qu'il fallait qu'on fasse quelque chose ensemble. Chacun s'est mis au travail dès que nous sommes rentrés au pays pour concrétiser ce qu'on s'était dit à Paris. D'où la création de Gondwana City production ici à Abidjan. Puis s'en est suivi la signature des contrats, et le travail a démarré. Aujourd'hui ma carrière, celle d'Adama Dahico, de Gohou Michel, du jeune Boukary sont gérées par cette structure.

 

Comment pouvez-vous expliquer ce choix spécifique sur votre personne ?

Ici à Gondwana City, on se dit que nos talents sont complémentaires. Au point où chacun y trouve son goût avec le style de chacun des comédiens regroupés au sein de GCP. On a fait des essais, on a même envoyé des images. Et le choix s'est porté sur moi.

 

Certains pourraient dire que c'est une trop grande promotion pour vous ?

Effectivement ! Puisque c'est grâce à cette capsule que certains expatriés vivant en Afrique me découvrent. Pour ceux qui me connaissaient déjà, certains se sont félicité de me voir là. J'ai reçu beaucoup de messages d'encouragement. Me disant que je représente dignement l'Afrique et que je porte haut le flambeau de l'Afrique à l'échelle européenne. Tous ces messages me donnent une autre appréciation des responsabilités miennes qui deviennent plus grandes vis à vis de l'Afrique. Et c'est tout à l'honneur du GCP qui a pour but de regrouper tous les meilleurs artistes humoristes d'Afrique pour pouvoir les faire connaître.

 

Quels sont vos rapports avec les autres comédiens humoristes, tels Adama Dahico, Gohou et autres?

Nous travaillons ici déjà. Eux il n'y a aucun problème entre nous. Par contre au départ, les autres n'avaient pas bien compris le concept. Et je crois que maintenant, les gens commencent à comprendre. Il faut recadrer les choses. Il ne suffit pas d'être vu partout pour dire qu'on est artiste. Mais il faut beaucoup travailler. Me concernant, j'ai passé près de 3 ans dans l'ombre. C'est maintenant que je suis en train de sortir la tête de l'eau pour ne pas rater le train de l'émergence (rires).

 

Vos rapports avec les jeunes comme Agalawal, Magnifik, Joël et autres?

On a de très bons rapports. Il arrive souvent où ils me consultent pour des conseils. J'assiste très souvent aussi à leurs prestations. Mais le plus, que je ne cesse de leur dire chaque fois que je les vois, c'est de les inviter à travailler à professionnaliser leur travail. J'ai fait ce qu'ils font aujourd'hui, à savoir raconter les blagues, pendant 7 ans à l'ancienne émission ''Dimanche passion'' sur la RTI 1ère chaîne. C'était difficile, parce qu'il fallait créer les blagues chaque dimanche pour faire rire. Je me souviens qu'au départ (...)

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