À la tête du Centre National d'Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) depuis son inauguration en décembre 2017, le Professeur Judith Didi-Kouko Coulibaly présente les actions de son institution dans le cadre de la lutte contre les cancers et plus particulièrement contre le cancer du sein et exhorte les populations à se faire dépister.

Professeur, quel est aujourd'hui l'état des lieux du cancer du sein en Côte d'Ivoire et quels sont les principaux facteurs de risque du cancer du sein ?

En termes de fréquence, le cancer du sein est le premier cancer de la femme en Côte d'Ivoire. Il est également le premier cancer en Côte d'Ivoire, femmes et hommes confondus, devant le cancer de la prostate, selon les données du Globocan. Concernant la lutte proprement dite, beaucoup de choses ont été faites en Côte d'Ivoire par l'État, depuis la sensibilisation jusqu'au traitement, ainsi que le suivi des patients après le traitement.

Le cancer du sein peut se guérir à deux conditions : qu'il soit découvert tôt et qu'il soit correctement traité. Telle est la consigne du ministère de la Santé adressée à toutes les régions de la Côte d'Ivoire, ainsi qu’à Abidjan. Mais pour le découvrir tôt, il faut se faire dépister. Ensuite, il faut correctement traiter le cancer, d’autant plus que les éléments pour traiter cette pathologie sont disponibles en Côte d'Ivoire.

À travers le Programme National de Lutte Contre le Cancer, les ONG de lutte contre le cancer, regroupées au sein de la Coalition des Organisations de Lutte Contre le Cancer (COLCC), s’activent davantage pour la sensibilisation sur le terrain. Les hôpitaux apportent également leur contribution à cette sensibilisation. Le CNRAO, en plus des campagnes de sensibilisation d'Octobre rose et bientôt de Novembre bleu, a ouvert, sur instruction du Monsieur le ministre Pierre Dimba, depuis 2024, un service de prévention et de dépistage du cancer disponible tous les jours ouvrables et sur toute l'année. Outre octobre et novembre, l’on peut également se dépister sur toute l’année.

Après la sensibilisation, il y a le diagnostic. Personne ne souhaite avoir un cancer, encore moins que le cancer soit prononcé sur la vie d'un de ses proches. Quoi qu’il en soit, autant faire le diagnostic tôt pour une prise en charge plus efficiente.

Pour le cancer du sein, l'État a déployé des plateaux techniques de mammographie dans plusieurs hôpitaux, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Et nous lui témoignons toute notre gratitude. En plus de ces plateaux techniques, le ministère de la Santé a par ailleurs permis l'acquisition d'un véhicule mobile de mammographie afin de se rapprocher davantage des populations pour faire leurs examens et avoir leurs résultats sur place.

Il y a ensuite, le traitement. À ce niveau, les plateaux techniques ont été renforcés, notamment la création de services de cancérologie dans les CHU, ainsi que le Centre National d'Oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) qui est un hôpital public exclusivement dédié au traitement des personnes ayant le cancer. Ce centre a été inauguré par Son Excellence Monsieur le Président de la République, le 18 décembre 2017, et a ouvert ses portes à la population, le 25 janvier 2018. Il est doté d'un plateau technique de radiothérapie, le premier du pays, avec des appareils de dernière génération, notamment un scanner de simulation qui permet de cibler exactement la zone où les rayons doivent partir et celles que les rayons ne doivent pas toucher. Et ce, afin de rendre le traitement le plus précis possible. Deux autres appareils de nouvelle génération avec la technologie 3D permettent de faire des soins de radiothérapie avec plus de précision. Et le plateau technique continue de s’améliorer avec des appareils upgradés (dont la capacité a augmenté) pour un centre de radiothérapie plus efficace. Cette nouvelle technologie sert pour tous les cancers, mais encore plus pour les cancers de la prostate et les cancers de la zone de la tête et du cou. Nous avons par ailleurs acquis récemment un autre appareil de radiothérapie de nouvelle génération appelé le Halcyon, que nous allons bientôt installer au CNRAO. Ce qui dénote de la volonté politique affirmée et manifeste de nos autorités de lutter contre le cancer.

À côté des plateaux techniques, il y a également les médicaments, la chimiothérapie classique, ainsi que de nouveaux traitements qui ont renforcé les taux de guérison de plusieurs cancers. Aujourd'hui, le cancer n'est plus un drame. À défaut de guérir le cancer, parce que découvert trop tard, on peut néanmoins le transformer en maladie chronique avec laquelle on pourra vivre comme le diabète ou l'hypertension artérielle, d’autant plus que la cancérologie a évolué. L'État met tout en œuvre pour que les médicaments de dernière génération soient non seulement disponibles en Côte d'Ivoire, mais également pour qu'ils soient accessibles financièrement. Au CNRAO, nous avons, à juste titre, reçu une consigne ferme de nos autorités, selon laquelle, aucun traitement ne doit être retardé pour des raisons financières. Tout le monde reçoit certes sa facture parce que nous sommes un hôpital public, mais il y a un circuit de recouvrement établi pour tout le monde, sans exception, où on a la possibilité de verser ce qu'on a, et payer le reste en différé et par fractionnement. Ceux qui ne peuvent pas payer vont voir l'assistante sociale. Tout le monde a donc la même chance dans le combat contre cette maladie.

Au niveau national, l'État de Côte d'Ivoire a fait une convention avec le laboratoire Roche, de sorte que tous les médicaments de ce laboratoire sont gratuits pour toute la population ivoirienne qui se traite dans le public. Que ce soit au CNRAO, au service de cancérologie du CHU de Treichville, au service de cancérologie du CHU de Bouaké, lorsque la science impose la prescription de ces médicaments et que ceux-ci sont faits par ce laboratoire, ils sont gratuits. Le laboratoire a en effet fait une remise en moyenne de 55%. L'État paye la différence pour que la population ivoirienne ne paye rien quand elle a besoin de ce médicament. Et ce depuis 2019.

Lors du Conseil des ministres du 14 octobre dernier, nous avons eu le grand honneur de voir S.E.M. le Président de la République porter son ruban rose avec tous les membres du gouvernement. Monsieur Pierre Dimba, ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, a également évoqué la gratuité des médicaments qui coûtent en principe entre 3 et 4 millions de FCFA. Cette gratuité est effective en Côte d’Ivoire depuis 2019. Le ministre Pierre Dimba vient par ailleurs de signer le même type de convention avec le laboratoire AstraZeneca permettant à la population qui se traite dans les hôpitaux publics d’avoir tous les médicaments anticancéreux de ce laboratoire à titre gratuit.

S'occuper d’une personne atteinte de cancer du sein n'est pas seulement le traitement scientifique et spécifique, d’autant plus que c’est une maladie qui fait peur, qui entraîne la souffrance morale, ainsi qu’une baisse de l'estime de soi à cause de la chute des cheveux et des ongles qui changent d’aspect, le manque d’appétit et l’amaigrissement. Face à toutes ces réalités, nous avons développé au CNRAO, grâce à l'appui de l'État, l’oncologie intégrative permettant de tenir compte de la personne dans son entièreté. Notre unité de soins d'accompagnement permet en effet de proposer aux personnes atteintes de cancer du soutien psychologique à travers des groupes de parole, qui sont des espaces où des personnes ayant le cancer se réunissent avec des psychologues et des médecins pour répondre à des questions. L'objectif est de parler de la vie et des difficultés quotidiennes. À côté des groupes de parole de patients, il y a également des groupes de parole de proches, notamment des parents qui ont aussi envie de parler de leurs craintes et difficultés. Nous faisons en outre du soutien nutritionnel pour ceux qui perdent le goût des aliments, ainsi que de la pratique régulière du sport qui aide non seulement à réduire les effets secondaires des traitements, mais aussi à réduire le risque de rechute quand on finit le traitement du cancer. Il y a également un soutien spirituel (musulman, chrétien ou autre communauté spirituelle) qui est réalisé une fois par mois par le personnel de l'hôpital dans l'objectif d'aider les patients à ne pas baisser les bras. Nous faisons également de la socio-esthétique dédiée aux personnes ayant une maladie chronique. La Fondation L'Oréal nous a d’ailleurs offert une cabine d'esthétique entièrement équipée, ainsi que des produits et un don en numéraire pour rémunérer la première esthéticienne à plein temps pour la première année. L’État de Côte d’Ivoire a, par la suite, pris le relais en rémunérant les esthéticiennes et en achetant des produits avec le budget de l'hôpital. Ces soins esthétiques sont gratuits lorsqu’ils sont réalisés à l’hôpital public.

Le CNRAO vient d’ailleurs d’organiser un atelier de dermo-esthétique avec la responsable du département esthétique de l'hôpital autour du thème « Mon visage, ma marque ». L’objectif était d'apprendre aux personnes touchées par le cancer, suivies au CNRAO ou en dehors, d’apprendre à se maquiller, à faire les soins de visage adaptés à la situation qu'elles vivent. Car pour nous, la vie ne s'arrête pas avec un cancer. Au niveau nutritionnel, des activités avaient également été initiées au CNRAO grâce au budget de l’État, et la fondation SIFCA nous a appuyés en nous offrant un centre de nutrition, inauguré par la Première Dame et portant le nom Centre de nutrition Dominique Ouattara du CNRAO.

Tout cet accompagnement humain fait également partie de l'état des lieux des cancers du sein. Nous proposons humblement notre appui pour passer ces moments difficiles avec des activités de soins d'accompagnement. Aucun traitement n'est retardé pour des raisons financières. L’État propose des facilités de paiement et il arrive malheureusement que certaines personnes ne puissent pas faire face à leurs engagements. Je voudrais à juste titre remercier tous les donateurs pour leur appui à ces personnes ne pouvant faire face à leurs obligations financières.

 

Existe-t-il des facteurs de risque du cancer du sein ?

Il faut noter d'emblée que le facteur de risque est différent de la cause d'une maladie. Il y a en effet très peu de cancers qui ont des causes, et la plupart des cancers ont justement des facteurs de risque. Par exemple, lorsque vous prenez deux groupes de personnes (A et B) composés chacun de 100 personnes, dans le groupe A qui a le facteur de risque, vous pouvez avoir 80 personnes sur les 100 qui ont un cancer. Et dans le groupe B qui n’a pas de facteur de risque, vous pouvez avoir 20 personnes sur les 100 qui ont un cancer. Ce qui veut dire que le facteur de risque n'est pas une cause. Dans les deux groupes, il y a le cancer, mais il y en a plus dans le facteur de risque, c'est-à-dire qu'il y a des personnes qui auraient pu ne pas avoir un cancer, mais parce qu'elles se sont exposées, elles ont eu un cancer. Mais, ne paniquez surtout pas. Si quelqu'un se retrouve dans ces facteurs de risque, qu’il ne néglige pas son dépistage, sa surveillance et surtout, respecter ce que la médecine recommande.

Dans le cancer du sein, il y a effectivement un facteur de risque. Il s’agit principalement de l'hormone de la femme qu'on appelle l'œstrogène. C’est une hormone qui nourrit le sein de manière naturelle au quotidien. Quand on en a trop, pendant trop longtemps, les cellules du sein sont nourries de manière excessive et elles commencent à devenir folles au point de se multiplier pour se transformer en cancer. Il y certains éléments dans l’organisme qui favorisent la trop grande quantité et pendant trop longtemps d’œstrogènes. Il s’agit d'abord d'avoir les premières règles trop tôt (avant 12 ans) et d'avoir la ménopause trop tard (après 55 ans). Il y a également le fait de faire son premier enfant trop tard, après 35 ans. Le fait de ne pas avoir beaucoup d’enfants (plus de deux enfants) peut également être un facteur de risque. De même que l’obésité, d’autant plus que dans l'organisme, les excès de sucre se transforment en graisse et les excès de graisse se transforment en œstrogène.

Il y a par ailleurs deux facteurs de risque dont on ne parle pas souvent : Il y a d’abord l'âge qui est le premier facteur de risque. Plus on avance en âge, plus on a un risque de faire un cancer. On peut ne pas en faire, mais, il faut se surveiller. Et puis, lorsqu’il y a quelqu'un qui a eu un cancer dans la famille. Le premier réflexe qu'on demande est de respecter les consignes de la médecine, sans vivre dans l’angoisse pour autant. En revanche, il y a des facteurs protecteurs dans le cas du cancer du sein, notamment l'allaitement maternel exclusif pendant au moins 18 mois. Il y a également le procédé du tire-lait qui peut aider les femmes qui travaillent. Pour plus d'informations, les femmes peuvent se rapprocher de leurs médecins. Il ne s’agit toutefois pas de la succion du sein par le partenaire.


Quels sont les signes qui, une fois observés, doivent amener les femmes à se rapprocher des centres de santé ? Et à quel âge doivent-elles le faire ?

À propos des signes qui doivent alerter, je voudrais d'abord parler du dépistage qui consiste à venir se faire examiner à l’hôpital alors qu'on se sent en parfaite santé, et ne pas attendre l’apparition des premiers signes avant de se faire examiner. L’automédication et l’auto-diagnostic ne sont nullement le dépistage. Selon la médecine, on peut guérir du cancer du sein sans être obligé d’enlever tout le sein pendant l’opération. Le dépistage du cancer du sein consiste en trois choses principalement. D'abord, la femme doit s'examiner elle-même les seins, apprendre à connaître son sein, à le regarder et puis à le palper une fois par mois, 7 à 10 jours après les règles, à partir de 20 ans. La femme ménopausée va également choisir un jour dans le mois pour regarder et/ou palper ses seins. Les sage-femmes et les médecins qui sont autour de vous peuvent vous montrer les techniques pour palper les seins. Le CNRAO a également mis une vidéo sur son site à travers l’application "CNRAO Stop Cancer". Ensuite, se faire examiner les seins par un professionnel de la santé, au moins une fois dans l'année à partir de 20 ans. Et enfin, rajouter à ces deux premières méthodes, la mammographie qui est la radiographie des seins, tous les 2 ans à partir de 45 ans. Pas de mammographie avant 45 ans, dans le cas d'un dépistage, sauf s’il y a des critères familiaux qui font que la médecine change les règles.

Dès que la personne elle-même ou le professionnel de la santé sent quelque chose, on peut demander, à tout âge, une imagerie (l'échographie ou la mammographie) en fonction de l'âge. Avant la limite d'âge qui est de 30 ans, on demande seulement une échographie. Et c’est à partir de 30 ans qu’on peut demander une mammographie. Cette limite de 30 ans s’explique par le fait que, dans le sein d’une personne jeune, il y a de la chair (glande) et de la graisse. La chair apparaît blanche à la radiologie et la graisse apparaît grise ou noire. Il est donc difficile de distinguer, à la mammographie, une boule qui est aussi blanche. À partir de 45 ans, il n’y a plus de chair. On peut donc reconnaître aisément une boule blanche dans la masse grise de graisse.

Il peut cependant arriver que quelqu'un n'ait pas fait ses dépistages, ou même qu’elle ait fait ses dépistages et qu’entre deux dépistages, la personne a des symptômes, notamment une douleur, une boule, la peau qui change, un écoulement de liquide qui sort du mamelon alors que la femme n’est pas en train d’allaiter. Il ne faut surtout pas paniquer car ce n’est pas forcément le cancer, mais aller consulter un médecin pour être mieux situé. Les médecins vont vous demander les examens qu'il faut, poser le diagnostic, et vous indiquer le traitement adéquat suivant la situation.

Lorsqu’on met en place un nouveau traitement ou un nouveau système de santé, la première question que tout le monde se pose est de savoir combien de personnes ont déjà été guéries. Mais en cancérologie, on parle de guérison après 10 années de surveillance sans rechute. Il s’agit à juste titre de rémission complète. Ce qui veut dire que tout ce qu'il y avait avant a disparu. Aujourd'hui, il y a des équipes qui parlent de guérison de plus en plus après 5 ans. Nous avons gardé la carte de la prudence. Mais quand on veut savoir si un nouveau système a été efficace, la médecine parle de survie à 5 ans, survie à 3 ans. Cela veut dire que sur 100 personnes chez qui on a découvert cette maladie, il y en a combien qui sont là après 3 ans ou 5 ans. Au CNRAO que nous avons l’honneur de diriger, nous faisons ce rapport triennal ou quinquennal au Président de la République et à notre ministre de tutelle. Après 3 ans, nous avons fait des études et nous nous sommes rendu compte que, par la grâce de Dieu, pour les personnes qui étaient suivies pour un cancer du sein au CNRAO, le risque de décès avait baissé de 25 %. Et après 5 ans, il y a 63 qui sont présentes sur 100 personnes atteintes de cancer du sein, contrairement au nombre de 30 sur 100 personnes présentes avant l’ouverture du CNRAO. Lorsqu’on prend le sous-groupe des personnes qui sont venues tôt par un dépistage, on passe à 85 sur 100.

Pour le cancer du col de l'utérus, après 5 ans, on était à 61 personnes sur 100 qui étaient présentes. Auparavant, on était à moins de 40 qui étaient présentes sur 100, aussi bien en Côte d'Ivoire que dans certains pays de la sous-région. Concernant le sous-groupe des personnes venues tôt, le taux est de 88%. Pour le cancer de la prostate, tous stades confondus, entre 2005 et 2015, en Côte d'Ivoire, sur 100 personnes, il y avait 55 qui étaient présentes après 5 ans. Pour les personnes suivies au CNRAO depuis l'ouverture, après 5 ans, c'était 72 sur 100. Lorsqu'on prend le sous-groupe des personnes venues tôt, (le CNRAO ayant initié la première grande campagne de dépistage du cancer de la prostate, des personnes en bonne santé venues se faire consulter et ayant constaté qu'elles avaient un cancer alors qu'elles n'avaient aucun signe), sur 100 personnes, ce sont 93 qui sont présentes après 5 ans.


Votre mot de fin ?

Nous rendons toute la gloire à Dieu et remercions nos autorités, car elles ont décidé d'investir dans la lutte contre le cancer dans un hôpital public en Afrique noire subsaharienne. Cet hôpital a une accessibilité à tous, sans aucune différence, que l'on ait de l'argent, que l'on en ait juste un peu ou que l'on n'en ait pas du tout. Dans notre langage médical, on parle des différences statistiquement significatives. Non seulement, le traitement spécifique du cancer a eu ses résultats grâce à des plateaux techniques qui ont réuni des expertises autour des personnes malades, mais aussi parce qu'il n'y a pas de différence dans les traitements selon que l'on ait les moyens financiers ou non. Ce qui explique que les actions sociales ont porté leurs fruits et que l'État a mis en place un système d'accompagnement des patients au niveau moral, esthétique (essentiellement pour les femmes), nutritionnel et même spirituel. Ce système mis en place a permis que des personnes atteintes de cancer n'arrêtent pas leur traitement en chemin. Nous voulons réitérer notre gratitude à Dieu, et encore dire merci à nos autorités et à tous les acteurs de la lutte contre le cancer. Enfin, nous terminerons en disant à toutes les personnes qui luttent contre le cancer en Côte d'Ivoire qu'elles ne sont pas seules, l'État de Côte d'Ivoire est avec elles.

CICG




Conseil des ministres CHU de Treichville Alassane Ouattara col de l'utérus cancer du sein Côte d'Ivoire professionnel Pierre Dimba Octobre rose résultats Fondation formation Afrique Program Abidjan service sociale Bouaké santé femmes lutte stage monde radio État don ONG