L'affaire Rita Djédjé, mise en cause dans une présumée escroquerie immobilière, continue de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux. Dans des espaces de discussion baptisés « panels », plusieurs victimes présumées racontent leur mésaventure. Entre pertes financières, accusations de ventes multiples de terrains et tensions conjugales, les témoignages révèlent les conséquences de cette affaire.

Les témoignages se multiplient sur la toile autour de l’affaire Rita Djédjé. Au fil des échanges organisés dans des « panels », des personnes qui affirment avoir investi de l’argent dans des opérations immobilières liées à cette affaire livrent des récits marqués par la déception et les difficultés financières. Certaines évoquent également des relations familiales et conjugales fortement détériorées.

Des tensions au sein des familles

Pour plusieurs victimes présumées, les conséquences de cette affaire dépassent largement les pertes d’argent. Une femme raconte ainsi les repercussions sur les relations entre les membres de sa famille, après une contribution financière de plusieurs proches.

« Mon beau ne parle plus à ma grande sœur. Dans les 14 millions qu’elle a investi dans cette affaire, il a contribué à hauteur de 4 millions, ainsi qu’une contribution de notre petite sœur en Italie », témoigne-t-elle.

Ce récit illustre les tensions que peuvent provoquer les engagements financiers non aboutis, notamment lorsque des proches sont sollicités pour participer à un investissement présenté comme une opportunité immobilière.

Une autre intervenante affirme, pour sa part, avoir encouragé plusieurs amies membres de son association à souscrire à ces opérations. Selon son témoignage, ces dernières auraient versé au total 20 millions de FCFA. Elle confie également que son mari refuse désormais de la voir tant que ce problème n’aura pas été réglé.

« On s’est cachées pour aller souscrire sans informer nos époux, pour leur faire la surprise », explique-t-elle, décrivant une initiative qui s’est finalement transformée en source de conflit au sein de son foyer.

Des réclamations de plusieurs dizaines de millions

Au-delà des conséquences personnelles, les témoignages font état de sommes importantes réclamées par des personnes qui se disent lésées. Une intervenante affirme que plusieurs victimes ont choisi de déposer des plaintes collectives, compte tenu du nombre de personnes concernées.

Elle indique être la troisième vague de plaignantes et cite notamment le cas d’une certaine Mme Fofana, à Boundiali, qui réclamerait 60 millions de FCFA, ainsi que celui de Mme Bamba, à Odienné, (...)

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