Abidjan, le 1er octobre 2026- La conseillère technique du ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Laure Tchikaya, a indiqué, le mardi 29 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, que le développement de l'apiculture peut constituer un levier complémentaire de diversification de l'économie agricole ivoirienne.

Elle présidait, au nom du ministre Ibrahim Kalil Konaté, un atelier consacré à la restitution d’une étude sur la filière apicole en Côte d’Ivoire, à l’initiative du Conseil national des Exportations (CNE).

« Au-delà du miel, la valorisation de la cire, de la propolis, de la gelée royale et des autres produits de la ruche peut favoriser la création de valeur ajoutée locale, la diversification des revenus ruraux et le développement de petites unités de transformation ».

Elle s’est félicitée de la dynamique positive observée dans le développement de cette filière, dont le taux d’utilisation national des capacités productives estimé à 11,9 % en 2023, a atteint 29% en 2025.

Toutefois, elle a estimé qu’une part encore très importante des capacités productives demeure inexploitable ou insuffisamment valorisée : « Cet écart met en évidence les besoins persistants en équipements, en professionnalisation, en accès au financement, en organisation des producteurs, ainsi qu’en transformation et en commercialisation des produits de la ruche ».

Selon Laure Tchikaya, l’enjeu pour la filière n’est pas uniquement d’accroître les volumes de miel produits, mais de transformer un potentiel productif encore largement inexploité en une véritable chaîne de valeur structurée, capable de générer davantage de revenus, d’emplois et de valeur ajoutée, tout en favorisant une participation accrue des femmes et des jeunes.

« Dans cette logique, l’apiculture apparaît comme une activité cohérente avec les ambitions nationales de modernisation, de diversification agricole, d’inclusion économique et de développement des chaînes de valeur locales », a-t-elle soutenu.

Elle a salué cette étude qui permet de mieux comprendre les contraintes de la filière apicole, mais surtout d’identifier les conditions nécessaires à sa professionnalisation, à sa transformation et, à terme, à son positionnement sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.

De son côté, le représentant du secrétaire général du CNE, Kouamé Kouassi, a souligné que l’apiculture peut également contribuer au développement de nombreuses activités connexes : transformation, conditionnement, cosmétique, agroalimentaire, pharmacopée, équipements apicoles, services, formation, recherche et développement.

Pour la filière apicole, a-t-il ajouté, l’ambition du CNE est de produire davantage et mieux, garantir la qualité, développer la transformation locale, développer l’intelligence commerciale et renforcer l’accès au financement.

Il faut noter que selon cette étude menée auprès d’apiculteurs dans six régions du pays (Bélier, Béré, Bagoué, Worodougou,Hambol et Iffou) à l’échelle nationale, la capacité effective cumulée sur trois ans a atteint 391 tonnes, face à un potentiel théorique supérieur à 2 600 tonnes.

CICG




développement économique formation économie agricole Commerce Abidjan service Cocody emploi femmes jeunes local 2023 2025 don