Abidjan, le 29 septembre 2026 – La gestion du spectre radioélectrique ne se limite pas à l'attribution des fréquences. Elle implique également un contrôle régulier des installations, des équipements et des usages, afin de préserver un environnement radioélectrique maîtrisé.

Le directeur de la Gestion nationale des fréquences à l’Agence Ivoirienne de Gestion des Fréquences radioélectriques (AIGF), Aliou Bamba, a apporté ces précisions, ce mardi 29 septembre 2026 à Abidjan-Plateau, au cours de la conférence de presse « Tout Savoir Sur » (TSS) du Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG) consacrée au thème « La gestion et le contrôle des fréquences radioélectriques en Côte d’Ivoire ».

« Nous voulons rassurer que l’AIGF, à travers des outils de pointe et un personnel qualifié, veille à la sécurité de l’environnement radioélectrique en Côte d’Ivoire », a déclaré Aliou Bamba.

Le directeur de la Gestion nationale des fréquences a expliqué que le contrôle du spectre répond notamment à des impératifs de sécurité, de qualité des communications et de protection des utilisateurs.

À ce titre, l’AIGF dispose de moyens techniques permettant d’identifier et de localiser les sources de brouillage. En 2025, la structure a traité 54 cas de brouillage et contrôlé plus de 1 500 sites. Des analyseurs de spectre permettent notamment aux équipes spécialisées d’effectuer les investigations nécessaires en cas de perturbations radioélectriques.

L’encadrement concerne également l’utilisation des talkies-walkies. Ces équipements utilisent des fréquences radioélectriques et leur exploitation est soumise à des autorisations. Selon la nature du réseau et de l’usage, différentes démarches doivent être effectuées auprès des autorités compétentes, notamment l’AIGF et l’Autorité de Régulation des Télécommunications de Côte d'Ivoire (ARTCI).

Aliou Bamba a rappelé que l’utilisation d’un équipement ou d’une fréquence sans autorisation expose son utilisateur aux sanctions prévues par la réglementation : « La personne encourt des sanctions, notamment une peine d’emprisonnement allant de 3 à 12 mois et une amende pécuniaire allant de 10 à 50 millions FCFA ». Pour lui, cette réglementation répond notamment à un enjeu de sécurité.

L’usage des drones appelle également au respect de règles spécifiques. Considérés comme des aéronefs télépilotés, les drones relèvent de la réglementation de l’aviation civile. Les personnes souhaitant les utiliser doivent notamment se rapprocher de l’Autorité nationale de l’Aviation civile (ANAC) afin de connaître les procédures et autorisations applicables.

Le contrôle porte enfin sur les niveaux d’exposition aux rayonnements non ionisants. En 2025, plus de 3 400 points de mesure ont été réalisés dans une cinquantaine de localités afin de vérifier le respect des valeurs limites fixées par la réglementation ivoirienne.

CICG




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