Maféré (région du Sud-Comoé), le 24 septembre 2026- Le poste frontalier de Diby, dans la sous-préfecture de Maféré (région du Sud-Comoé), a abrité, le jeudi 24 septembre 2026, la cérémonie officielle de remise des bornes BP 55 et BP 45 construites sur un tronçon de 150 km de la frontière terrestre entre la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Cette cérémonie , qui marque la fin de la première phase du processus de réaffirmation des frontières communes des deux pays, a été co-présidée par le secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire, Diakalidia Konaté, et le commissaire général de la Commission des Frontières du Ghana, Anthony Ntem. Elle a enregistré également la présence de l'ambassadeur d'Allemagne, Matthias Weltin, du préfet de région du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé, du ministre de la région Ouest,Wilbert Petty Brentum, représentant le ministre ghanéen de la Décentralisation et des chefs des populations frontalières.

À en croire Diakalidia Konaté, cette première phase qui part de la borne BP 55, située en bordure de mer entre Newtown (Ghana) et Afforenou (Côte d’Ivoire), à la borne BP 45, située entre Yaou (Côte d’Ivoire) et N’siakrom (Ghana), a permis la construction de 78 bornes, dont 10 bornes principales, quatre bornes implantées aux points de passage et 64 bornes intermédiaires.

"C'est un marqueur historique. Nous venons de construire des bornes frontières qui marquent les limites de la souveraineté de nos États. Nous venons de bâtir un pont de fraternité, d’amitié et de coopération. Nous posons ainsi un acte qui contribue à prévenir toute source de mésentente ou de conflit entre nos deux États et entre nos deux peuples et à renforcer les acquis socio-culturels", a indiqué Diakalidia Konaté.

Il a annoncé que la Commission technique mixte de réaffirmation de la frontière terrestre Côte d’Ivoire-Ghana lancera la deuxième phase avant la fin de l’année. Les deux Commissions, a-t-il poursuivi, envisagent, dans les semaines à venir, de mettre en place un cadre de coopération transfrontalière entre la région du Sud-Comoé et celle du Sud-Ouest du Ghana, à l’instar de ce qui a été déjà fait en 2025 entre les régions du Bounkani en Côte d’Ivoire et de Savannah au Ghana.

De son côté, Anthony Ntem a dit que la réaffirmation des frontières est essentielle: "C'est un outil de collaboration pour faire face aux défis communs que les populations frontalières des deux pays partagent".

Pour l'ambassadeur allemand dont le pays accompagne le projet, à travers l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), "avec cette démarcation, ces frontières devraient être un point d'échanges, d'union et de collaboration".

Le président de la mutuelle de développement de Diby, Anderson Atta, par ailleurs porte-parole des populations frontalières ivoiriennes, s'est félicité de cette réaffirmation des frontières communes. Pour lui, "la frontière n'est pas un mur qui isole, mais un pont qui rassemble. Les frontières aux limites claires et reconnues limitent les conflits et renforcent la fraternité".

Ce projet a été réalisé avec l’appui du Programme Frontière de l’Union africaine.

CICG




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