Abidjan, le 17 septembre 2026- Le ministre délégué chargé de l'Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, a officiellement lancé, le jeudi 17 septembre 2026 au lycée technique d'Abidjan, le projet de renforcement des capacités de 3 000 enseignants du dispositif d'Enseignement technique et de Formation professionnelle (ETFP) à l'usage de l'Intelligence Artificielle dans les pratiques pédagogiques.
La phase pilote qui concernera 1 000 enseignants issus des établissements de la zone d’Abidjan, va se tenir sur trois mois, soit du 1er octobre au 30 décembre.
Ce projet qui se déploie avec l’accompagnement technique de l’UNESCO, a été lancé en présence du représentant résident de cette institution onusienne, Mame Omar Diop.
« Cette initiative ouvre une nouvelle étape de notre action pour adapter nos pratiques pédagogiques aux évolutions technologiques et mieux préparer nos apprenants aux compétences dont l’économie de demain aura besoin. Le monde du travail évolue rapidement. Les métiers se transforment. Les compétences recherchées évoluent. À travers cette initiative, nous faisons le choix d’un enseignement technique plus innovant, plus performant et davantage en lien avec les réalités du monde professionnel », a expliqué Jean-Louis Moulot.
Il a annoncé que le projet sera déployé progressivement, avec une phase pilote destinée à tester les contenus, les modalités pédagogiques et les dispositifs d’accompagnement, avant leur extension aux bénéficiaires ciblés ; « Cette démarche permettra de tirer les enseignements de l’expérimentation, d’améliorer le dispositif et de garantir sa pertinence à plus grande échelle ».
Aux enseignants, le ministre délégué a assuré que cette formation représente une opportunité et constitue également une responsabilité.
« Je vous invite à vous en saisir pleinement. À expérimenter. À apprendre. À partager vos pratiques. À questionner vos méthodes. Mais surtout, je vous invite à faire de l’Intelligence Artificielle un outil au service de votre mission première : doter notre pays des compétences techniques indispensables à son industrialisation », a-t-il exhorté.
Mame Omar Diop de l'UNESCO a affirmé que l'intelligence artificielle offre de nouvelles perspectives pour l'enseignement : « Elle peut aider à préparer les cours, créer des exercices adaptés aux différents niveaux des apprenants, mais aussi faciliter l'évaluation. Mais elle ne remplace ni l'enseignant ni la relation humaine qui est au cœur de l'apprentissage ».
Ce projet auquel près de 2 000 enseignants se sont déjà inscrits, à ce jour, vise à doter les bénéficiaires des compétences nécessaires pour intégrer efficacement les outils d’IA dans leurs activités pédagogiques, améliorer les processus d’enseignement et d’apprentissage, et développer de nouvelles approches favorisant l’innovation éducative.
CICG
professionnelle enseignement formation économie Abidjan service projet marche monde don










