Abidjan, le 9 septembre 2026 - Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a procédé à l'ouverture officielle de l'atelier international de renforcement des capacités des négociatrices et négociateurs francophones sur les changements climatiques, le mardi 8 septembre 2026, à l'Auditorium de la Primature, à Abidjan.
Organisé du 8 au 11 septembre 2026, cet atelier, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à travers l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), vise à mieux préparer les délégations francophones aux prochaines échéances de la diplomatie climatique et, particulièrement, à la COP31, qui se tiendra du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’accélération des impacts du changement climatique. Selon les données internationales présentées, 2025 s’est classée au troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec une température moyenne mondiale supérieure d’environ 1,43 °C à celle de l’ère préindustrielle.
Vagues de chaleur, pluies extrêmes, inondations, sécheresses et cyclones affectent des millions de personnes et entraînent d’importantes pertes économiques. Ces phénomènes accentuent également l’injustice climatique, les pays ayant historiquement le moins contribué aux émissions mondiales étant souvent les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique.
Le déficit de financement de l’adaptation illustre cette situation. Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, les besoins annuels d’adaptation des pays en développement pourraient atteindre 310 à 365 milliards de dollars en 2035, contre seulement 26 milliards de dollars de financements publics internationaux en 2023. Les besoins sont ainsi 12 à 14 fois supérieurs aux financements disponibles.
Selon le ministre Abou Bamba, l’efficacité de l’action climatique internationale dépend de la capacité des États à défendre leurs priorités dans les négociations, à construire des alliances et à contribuer à des compromis à la fois ambitieux, équitables et applicables. Or, les délégations francophones demeurent confrontées à plusieurs difficultés, notamment la barrière linguistique, la technicité croissante des dossiers, l’évolution rapide des textes, le renouvellement fréquent des équipes de négociation ainsi que l’accès parfois limité à une expertise spécialisée en français.
« L’ambition de cet atelier est donc de renforcer vos capacités techniques, stratégiques et opérationnelles, afin d’accroître l’influence des négociatrices et négociateurs francophones dans le processus multilatéral sur le climat », a-t-il indiqué aux négociateurs.
Durant quatre jours, les participants approfondiront notamment les questions relatives à l’adaptation, à l’atténuation, à la finance climatique, aux pertes et préjudices, à la transparence, aux technologies, à la transition juste, à l’agriculture, aux marchés carbone ainsi qu’au suivi du premier Bilan mondial.
CICG
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