Créé en 1998 à travers les décrets n° 326, 327 et 328-98 du 15 juin 1998, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) conduit des activités de recherche en réponse aux priorités du Gouvernement et aux préoccupations des producteurs et des agro-industriels. Il contribue ainsi au développement d'une agriculture plus productive, résiliente et adaptée aux changements climatiques.
Le CNRA a pour mission de concevoir et de mettre en œuvre des programmes de recherche associant l'ensemble des acteurs de la chaîne agricole, notamment les paysans, les agro-industriels et les partenaires concernés. Il assure également la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation de ces programmes, avec pour objectif de proposer des solutions adaptées aux réalités du secteur agricole ivoirien.
Selon son directeur général, le Prof. Abdourahamane Sangaré, l'utilité du CNRA pour les citoyens se traduit notamment par la mise à disposition de semences améliorées et de nouvelles pratiques culturales permettant aux producteurs d'accroître leurs rendements et de mieux faire face aux effets des changements climatiques. Les variétés développées par le Centre sont notamment sélectionnées pour leur capacité de résilience face à la sécheresse et à la chaleur.
« On permet aux paysans de s'adapter en leur donnant des variétés déjà résilientes, qui sont capables de contrôler un certain nombre de difficultés », explique-t-il. Le CNRA développe également des pratiques culturales permettant de mieux valoriser les périodes de pluie et de renforcer la résistance des cultures aux conditions climatiques difficiles.
Pour mener à bien ses missions, le CNRA s'appuie sur cinq directions régionales implantées à Abidjan, Bouaké, Man, Korhogo et Gagnoa. Ces directions regroupent 20 programmes de recherche portant notamment sur les cultures vivrières, les cultures industrielles, la recherche animale ainsi que des thématiques transversales telles que la gestion des sols et la maîtrise de l'eau. Elles disposent également de stations de recherche et de sites d'expérimentation à grande échelle pour certaines cultures.
Au titre de ses résultats, le CNRA a développé de nouvelles variétés de cacao à plus hauts rendements, certaines pouvant atteindre trois tonnes par hectare. Ces innovations ont contribué à l'amélioration de la productivité cacaoyère en Côte d'Ivoire. Certaines de ces variétés sont communément appelées « cacao Mercedes » par les producteurs.
Dans le domaine du café, le Centre a également mis au point des variétés particulièrement performantes, dont les rendements peuvent être quatre à cinq fois supérieurs à ceux obtenus auparavant par les producteurs. Leur croissance plus lente permet par ailleurs d'étaler les récoltes sur une période plus longue, tout en limitant le recours à certaines opérations culturales.
Sur les cultures vivrières, le CNRA a mis sur le marché près de 80 nouvelles variétés concernant différentes spéculations, notamment le riz, le maïs et le manioc. Ces innovations visent à offrir aux producteurs des solutions permettant d'améliorer la productivité et de répondre aux défis auxquels ils sont confrontés.
CICG
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