Abidjan, le 16 juillet 2026- L'ambition du gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de Développement (PND) 2026-2030, est de porter la proportion des apprenants de l'enseignement technique actuellement d'environ 6% à 10 % à l'horizon 2030, puis 15 % en 2035, de construire 100 nouveaux établissements et de réhabiliter 55 établissements existants.

L’annonce a été faite par le ministre délégué chargé de l'Enseignement technique, Jean-Louis Moulot, le jeudi 16 juillet 2026, à Abidjan-Plateau, lors du Gouv'Talk, une tribune d'échanges en ligne entre les membres du gouvernement et les internautes, initiée par le Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG).

« L’enseignement technique occupe désormais une place stratégique dans les politiques publiques. À l’horizon 2030, nous voulons un enseignement technique plus attractif, plus moderne, plus inclusif, davantage connecté aux entreprises et pleinement reconnu comme une voie d’excellence. Aujourd’hui, la part des apprenants de l’enseignement technique est d’environ 6%. Le gouvernement ivoirien s’est donc fixé un objectif ambitieux, mais réaliste, de porter cette proportion à 10 % à l’horizon 2030, puis 15 % en 2035 », a annoncé Jean-Louis Moulot.

Pour atteindre cette ambition, a indiqué Jean-Louis Moulot, plusieurs réformes majeures ont été engagées.

Il s’agit du renforcement considérable des capacités d’accueil partout sur le territoire national, afin de rapprocher l’offre de formation des populations et de réduire les disparités territoriales.

L’on note la modernisation des établissements, à travers les investissements dans la rénovation des plateaux techniques, l’acquisition d’équipements modernes, le numérique, les laboratoires spécialisés et des environnements pédagogiques proches des réalités de l’entreprise.

Les contenus de formation sont améliorés, à travers l’adaptation progressive des curricula aux besoins réels du marché du travail afin que les compétences acquises dans les établissements correspondent aux attentes des entreprises.

Jean-Louis Moulot a également cité le rapprochement entre l’école et l’entreprise, à travers le lancement du pacte Industrie–Enseignement technique et professionnel, qui vise à construire la formation professionnelle en associant directement les entreprises à l’identification des compétences, à l’accueil des stagiaires, à l’alternance, à la définition des programmes et à l’insertion des diplômés.

« Nous avons aujourd’hui 164 entreprises qui nous ont fait confiance en signant le Pacte Industrie-Enseignement technique et professionnel », a-t-il fait savoir.

Il a aussi abordé la réforme relative à l’inclusion des jeunes filles dans l’enseignement technique : « Nous avons signé avec ONU Femmes une feuille de route ambitieuse visant, notamment, à promouvoir un environnement éducatif plus inclusif, à lutter contre les violences basées sur le genre et à favoriser l’accès des jeunes filles aux filières techniques. Nous avons également engagé un partenariat stratégique avec la Fondation Pathfinder pour encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les filières STEM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques), afin de faire émerger une nouvelle génération de compétences techniques féminines ivoiriennes, capables de contribuer pleinement à la transformation économique et industrielle de notre pays ».

Aux jeunes et aux parents, le ministre délégué a dit que « choisir la voie de l’enseignement technique aujourd’hui, c’est choisir une formation concrète, des compétences utiles, des métiers d’avenir et une véritable contribution au développement de notre pays ».

CICG




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