En visitant les installations de Côte d’Ivoire Terminal au Port d’Abidjan, les ministres N’Guessan Koffi et Jean-Louis Moulot n’ont pas seulement découvert l’un des équipements logistiques les plus modernes de la sous-région. Ils ont également pris la mesure d’un enjeu stratégique pour la Côte d’Ivoire : l’alignement entre les besoins des entreprises, la formation des jeunes et la compétitivité future de l’économie nationale.
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Dans la course à la transformation économique engagée par la Côte d’Ivoire, les infrastructures ne suffisent plus. La bataille se joue désormais autant sur les quais des ports que dans les salles de classe et les centres de formation.
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C’est tout le sens de la visite effectuée le 22 juin par N’Guessan Koffi, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, accompagné de Jean-Louis Moulot, ministre délégué chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, sur le site de Côte d’Ivoire Terminal (CIT), concessionnaire du deuxième terminal à conteneurs du Port d’Abidjan.
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Quelques semaines après la signature d’un accord-cadre de partenariat entre l’entreprise et le ministère, cette immersion au cœur de l’une des infrastructures les plus stratégiques du pays avait une portée bien plus large qu’une simple visite protocolaire.
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Une infrastructure au cœur des ambitions ivoiriennes
Avec un investissement supérieur à 262 milliards de FCFA, le deuxième terminal à conteneurs du Port d’Abidjan constitue aujourd’hui l’un des plus importants projets logistiques réalisés en Afrique de l’Ouest ces dernières années.
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S’étendant sur 37,5 hectares et doté d’une capacité annuelle dépassant 1,5 million d’EVP (équivalent vingt pieds), le terminal participe activement au renforcement de la compétitivité du commerce extérieur ivoirien.
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Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement deviennent un facteur déterminant de la croissance économique, l’infrastructure contribue à consolider la position d’Abidjan comme principal hub maritime et logistique de la sous-région.
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Pour les autorités ivoiriennes, l’enjeu dépasse largement la seule performance portuaire.
Il s’agit également de garantir la disponibilité des compétences nécessaires à l’exploitation de ces équipements de nouvelle génération.
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Le défi des compétences
Employant plus de 500 collaborateurs directs et générant plusieurs milliers d’emplois indirects, Côte d’Ivoire Terminal représente une illustration concrète de la mutation des besoins du marché du travail.
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Automatisation des opérations, équipements portuaires sophistiqués, digitalisation des processus logistiques : autant d’évolutions qui imposent une adaptation permanente des dispositifs de formation.
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Les échanges entre les membres du gouvernement et les responsables de l’entreprise ont ainsi porté sur une problématique devenue centrale dans de nombreuses économies africaines : comment réduire l’écart entre les formations dispensées et les compétences réellement recherchées par les entreprises ?
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Pour N’Guessan Koffi, le rapprochement entre le système éducatif et le monde économique constitue désormais une nécessité stratégique.
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« Cette visite nous permet de mieux comprendre les besoins en compétences d’une entreprise de référence pour notre économie. Le rapprochement entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise est essentiel pour préparer efficacement les jeunes aux métiers d’aujourd’hui et de demain », a-t-il déclaré.
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L’éducation comme investissement économique
Cette convergence entre performance économique et investissement éducatif est également au cœur de la stratégie sociétale de Côte d’Ivoire Terminal.
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Dans le cadre du partenariat signé avec le ministère, l’entreprise s’est engagée à soutenir plusieurs projets destinés à améliorer les conditions d’apprentissage, notamment la réhabilitation de l’École primaire publique Port-Bouët 1B à Abidjan ainsi que la rénovation d’un établissement scolaire à l’intérieur du pays.
 
Pour Koen De Backker, directeur général de Côte d’Ivoire Terminal, l’engagement dans l’éducation répond à une logique de long terme.
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« Au-delà de notre mission de facilitation du commerce international, nous avons la responsabilité de participer à la formation du capital humain et à l’amélioration des conditions d’apprentissage des jeunes générations », explique-t-il.
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Une approche qui reflète une évolution plus large observée chez plusieurs grands acteurs privés du continent, désormais conscients que la compétitivité économique repose autant sur la qualité des infrastructures que sur celle des ressources humaines.
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Construire l’économie de demain
Au-delà des annonces et des symboles, la visite ministérielle met en lumière une conviction de plus en plus partagée par les décideurs publics et privés : le développement durable de la Côte d’Ivoire passera par une meilleure articulation entre éducation, formation professionnelle et emploi.
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Dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 25 ans, la question de l’employabilité des jeunes devient un enjeu majeur de compétitivité nationale.
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L’ambition affichée par les autorités est claire : faire émerger une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner la modernisation accélérée de secteurs stratégiques tels que la logistique, l’industrie, les services et le commerce international.
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À travers leur partenariat, le gouvernement ivoirien et Côte d’Ivoire Terminal dessinent ainsi les contours d’un modèle dans lequel l’entreprise ne se limite plus à créer de la richesse, mais participe également à la construction du capital humain nécessaire à la croissance de demain.
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Une équation devenue incontournable pour les économies africaines qui aspirent à conjuguer performance, inclusion et développement durable.
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