Cherté de la vie : l'Etat ivoirien va encadrer les prix

  • Source: APA
  • Date: lun. 19 juil. 2021
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Le ministre ivoirien du Commerce et de l'industrie, Souleymane Diarrassouba, a indiqué dimanche que son département prendra des mesures d'encadrement des prix sur le marché face à la cherté de la vie, en cas de nécessité.

"Nous poursuivons la concertation avec les différents acteurs (pour) trouver des solutions durables qui n'obèrent pas le pouvoir d'achat des populations. En cas de nécessité, nous allons prendre des mesures d'encadrement des prix", a dit M. Souleymane Diarrassouba, lors d'une conférence de presse. 

Depuis quelques jours, l'on assiste à de nombreuses plaintes des populations relativement à ces hausses qui ont été relayées et amplifiées par les médias et les réseaux sociaux. 

M. Souleymane Diarrassouba a appelé les citoyens "au calme, à la sérénité, et à ne pas céder à la panique et à éviter de diffuser des informations qui sont de nature à perturber le marché". 

"Face au cri de cœur de la population auquel le gouvernement est sensible, il était donc important pour le département dont j'ai la charge de rencontrer la presse pour informer les populations sur la réalité de la situation", a-t-il ajouté. 

Le ministre du Commerce a expliqué que "les augmentations constatées ne sont pas spécifiques à la Côte d'Ivoire". Car, partout dans le monde, avec la reprise économique caractérisée par une reprise de la demande beaucoup plus forte que prévue, après une année 2020 marquée par la pandémie à coronavirus, et les tensions sur les matières premières, l'inflation reprend de la vigueur. 

L'Indice des prix alimentaires de la FAO, soulignera-t-il, a progressé pour le 12e mois consécutif et s'établit à 127,1 points, avec un bond de 5,8 points, la plus forte hausse mensuelle depuis 2010.

De ce fait, les prix internationaux de la plupart des produits ont augmenté au deuxième semestre 2020 et ont encore marqué un fort rebond au premier semestre de 2021. 

Il a noté, par exemple, que le prix du maïs a été multiplié par plus de deux, et ceux du soja, du sucre et du blé ont augmenté respectivement de 61%, 52% et 26%, à la suite d'une forte demande d'aliments pour animaux en Asie et les contraintes sur la croissance de la production agricole mondiale ont alimenté la hausse des prix.

Le prix de l'huile de palme raffinée étant aligné sur le prix "AIPH" du régime de palme ou de l'huile brute, le prix du régime de palme a augmenté de 47,44 F/kg en décembre 2020 à 61,14 F/kg en janvier 2021, puis à 77,75 F/kg en juillet 2021, soit une hausse de 62%. 

Quant à l'huile de palme brute, le prix est passé de 399F/kg en décembre 2020 à 497 F/kg en janvier 2021, puis à 627 F/kg en juillet 2021, soit une hausse de 57% tandis que le prix de l'huile raffinée de 25 L est passé de 19600 F en décembre 2020 à 22500 F en juillet 2021, soit une hausse de 14,79%.

Le prix de la tonne de blé, lui, est passé de 250 euros en janvier 2021 à 300 euros en juillet 2021, soit une hausse de 20%, combinée à une hausse du coût de fret de 20% alors que le prix de la tonne de farine de blé n'a augmenté que de 5% entre janvier et juillet 2021. 

"Face à la hausse des prix de certains produits de première nécessité, différentes mesures ont été prises pour préserver le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il poursuivi, rappelant que la détermination des prix relève du marché selon la loi de l'offre et de la demande et du jeu de la concurrence. 

La mission du gouvernement est d'assurer la surveillance du marché et d'encadrer les prix en c (...)

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