Le chef de l'État, Alassane Ouattara, a pris une ordonnance, à la veille de la célébration des 58 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire, portant amnistie des « infractions » liées à la crise post-électorale.
Dans le champ d’application de cette mesure de clémence présidentielle, figure un illustre ivoirien : Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État détenu à la Cour pénale internationale (Cpi). Il est bel et bien concerné par cette mesure d’amnistie, car l’infraction pour laquelle il a été condamné en Côte d’Ivoire, est prise en compte par l’amnistie.
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Laurent Gbagbo avait été reconnu coupable, avec Koné Katinan, Désiré Dallo, Aké N’Gbo, de « braquage » de l’Agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Ses ministres et lui-même avaient été condamnés à 20 ans de prison ferme assortie d’une amende de 329 milliards de F Cfa, le jeudi 18 janvier 2018, par le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. En 2016, les prévenus étaient poursuivis par le parquet d'Abidjan pour « vol en réunion par effraction portant sur des caves à la Bceao et des numéraires ; complicité de vol en réunion par effraction ; destruction d’une installation appartenant à autrui ; détournement de deniers publics &ra (...)
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