Le ministère de l’économie, voire la primature : Thierry Tanoh aurait sans doute espéré de plus grandes responsabilités que celles que lui a attribuées, le 11 janvier, le nouveau Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly. Mais le désormais ministre du Pétrole, de l’Énergie et du Développement des Énergies renouvelables a matière à se consoler : d’abord parce que, moins de trois ans après son tumultueux départ du groupe bancaire panafricain Ecobank, il fait sa véritable entrée en politique, ensuite parce que le portefeuille dont il a la charge lui réserve des jours et des nuits agités.
Le secteur du pétrole est en difficulté, ainsi qu’en témoignent les turbulences au sein des deux grandes sociétés du secteur, Petroci et la Société ivoirienne de raffinage. Celui de l’énergie se porte un peu mieux, grâce aux investissements massifs du secteur privé dans ce domaine, mais reste complexe, et, en 2016, nombre d’Ivoiriens s’étaient soulevés contre l’augmentation annoncée des tarifs de l’électricité.
Une accession sans grande surprise
Enfin, sa nomination à ce poste est une continuité. Depuis septembre 2014, en tant que secrétaire général adjoint puis délégué à la présidence de la République (siégeant au Conseil des ministres), le quinquagénaire, né à Nogent-sur-Marne d’un père ivoirien et d’une mère française, s’était progressivement investi dans les questions énergétiques et pétrolières, au point d’avoir parfois éclipsé son prédécesseur Adama Toungara sur certains sujets (notamment le conflit frontalier avec le Ghana).
[a_voir]Vidéo : interview du DG de la Petroci sur le litige pétrolier entre la C&ocir (...)
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