Le Front populaire ivoirien (Fpi-clan Abou Drahamane Sangaré) a produit, dimanche 10 juillet 2016, une déclaration au vitriol, sur le procès en cours à la Cour pénale internationale (Cpi) contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé, suite à l'audition de Joël N'Guessan, Porte-parole du Rassemblement des républicains (Rdr).
Il ressort de cette déclaration « n° 11 sur le procès de la honte », dont copie nous a été servie, que le commandant Jean-Noël Abéhi, officier de gendarmerie, chef de l'ex-Groupe de l'escadron blindé (Geb) de la gendarmerie, a témoigné sous la contrainte, contre Laurent Gbagbo. « Comme si le mensonge de Monsieur Joël N'Guessan ne suffisait pas, le régime vient de contraindre, sous la torture, le commandant Jean-Noël Abéhi, exfiltré de la prison, pour témoigner, par visio-conference, contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ».
Le hic, c'est que le Fpi-camp Sangaré Abou Drahamane est resté vague sur l'audition du commandant Abéhi par la Cpi. Il n'apporte aucun élément d'appréciation pour étayer sa déclaration, et apporter de la crédibilité à son information. Le signataire, Alphonse Douati, Secrétaire général et Porte-parole de ce groupe du Fpi, ne donne ni le lieu où il a témoigné ni la date, encore moins le nom de la prison d'où Abéhi, aurait été extrait pour témoigner contre Gbagbo. Le camp Sangaré ne dit pas non plus qui a interrogé Abéhi et en présence de quelle autorité judiciaire ou militaire ivoirienne. On est donc dans un flou total. Il reste néanmoins que ces « Gbagbo ou rien » ne font pas de cadeau à Joël N'guessan, dont le comportement « haineux, agressif, nerveux, arrogant, avec une bonne dose (...), de mensonge et de mauvaise foi » a été dénoncé.
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