Il avait promis de rendre compte à son parti d'abord. Et, c'est ce qu'il a effectivement fait, le samedi 2 juillet 2016, au cours d'une réunion du Comité central ordinaire du camp Sangaré au Front populaire ivoirien (Fpi).
Au cours de la rencontre, qui s'est tenue à la résidence de Laurent Gbagbo (où habite actuellement son fils Michel) à la Riviera-Golf de 10 h à 13 h 30, Laurent Akoun a enfin levé le voile sur les deux audiences qu'il a eues, récemment, avec son mentor à La Haye. Selon des sources informées, il a dit à ses camarades du parti réunis, avec à leur tête Sangaré Abou Drahamane, que le fondateur du Fpi lui a indiqué qu'il endosse les résolutions du congrès de Mama, tenu fin avril-début mai 2015. Laurent Gbagbo lui aurait dit que ceux qui le connaissent savent qu'il a un grand respect des décisions du congrès. Et, le congrès de Mama, aurait poursuivi l'ex-président ivoirien, est une décision du Fpi. « En conséquence, aurait souligné M. Gbagbo, je soutiens sans réserve le Congrès de Mama et tout ce qui en est issu ».
Ce compte-rendu d'Akoun Laurent a donné lieu à deux interprétations au sein du camp Sangaré. Pour les « Gbagbo ou rien », « le chef » a ainsi entériné les deux décisions majeures prises à Mama. Un : Laurent Gbagbo est désormais l'ancien-nouveau président du Fpi. Deux : Affi N'Guessan est exclu du parti.
En tout cas, ils étaient nombreux à le penser et en s'en réjouir au sortir de ce Comité central.
Sur la question de la participation aux législatives prochaines, Laurent Akoun a rapporté que le célèbre détenu de La Haye a déclaré soutenir que le débat soit envoyé dans les fédérations du Fpi. C'est que, depuis le mois passé, le camp Sangaré au Fpi a demandé à ses Assemblées fédérales de dire si oui ou non, leur groupe doit participer à ces députations prévues début novembre 2016. « Que les Assemblées fédérales se laissent guider par l'intérêt du peuple, et non (par) les intérêts individuels », aurait déclaré Laurent Gbagbo à Akoun Laurent.
Un communiqué muet…
Pour le reste, les participants à cette réunion ont réaffirmé qu'ils s'opposent à l'élaboration d'une nouvelle Constitution, comme souhaité par le chef de l’État, Alassane Ouattara. C'est ce qui ressort d'ailleurs du communiqué de ce Comité central envoyé, le dimanche 2 juillet 2016), à la presse. « De tout ce qui précède, le Front populaire ivoirien, réuni en Comité central ordinaire, le samedi 2 juillet 2016 (…), marque son refus catégorique de cette nouvelle constitution dont il rejette en bloc les termes ; interpelle la Communauté internationale sur les graves violations de la Constitution ivoirienne par Alassane Dramane Ouattara ; salue et appuie les organisations politiques déjà mobilisées contre ce projet inopportun d’une nouvel (...)
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