Business Intelligence : aidez-vous de logiciels pour compiler vos données

  • Source: Capital.fr
  • Date: mar. 04 juin 2013
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Pour les décisions récurrentes ou complexes, offrez-vous l'un de ces programmes qui collectent les chiffres et les restituent dans des tableaux de bord synthétiques.

Les logiciels d'aide à la décision s'inspirent de la théorie des jeux, née dans les années 1950. Objectif : modéliser des situations dans lesquelles chaque individu doit prendre les meilleures décisions possibles en anticipant celles des autres et en intégrant les conséquences qu'elles auront sur les siennes. Lorsqu'il faut tenir compte d'une foule de paramètres pour trancher, il devient intéressant de s'offrir l'une de ces solutions informatiques, développées par BusinessObjects, Cognos, Tableau Software ou Tibco Software.

Certes, le prix de ces logiciels est élevé (plusieurs milliers d'euros pour les plus basiques), « mais ils sont capables de collecter un nom bre infini d'informations dans les bases de données d'une entreprise (prix, coût, charges, ventes, nombre de clients ou de fournisseurs, productivité, etc.), puis de les compiler et de les restituer sous forme de tableaux de bord à la fois analytiques et prospectifs », souligne Sébastien Pepineau, manager chez CGI Business Consulting, qui en installe chez ses clients. Selon les cas, ils permettront de visualiser les axes de développement à privilégier, de sélectionner les fournisseurs les plus fiables, de fixer la cadence d'une machine pour optimiser une chaîne de production ou de prédire le moment où un investissement ne sera plus rentable.

A l'origine, ces programmes d'aide à la décision étaient surtout utilisés dans des environnements où les chiffres dominent (banque, assurances, informatique) ou dans des univers techniques (construction, logistique, supply chain). Aujourd'hui, on les trouve dans toutes les grandes entreprises qui souhaitent suivre en temps réel l'état de leur activité. Les graphiques et les tableaux offrent en un coup d'œil une perception claire de la situation globale de l'entreprise et la possibilité de plonger dans le détail d'une ligne de produits.

« L'avantage, c'est que la décision prise avec ce genre d'outil est peu contestable puisqu'elle dépend d'un calcul et non de la réflexion d'individus », observe Bruno Jarrosson, associé chez DMJ Consultants. Mais c'est aussi la limite de la méthode : tout ne peut pas être ramené à un simple calcul. La dimension humaine ou la prise de risque, notamment. C'est pourquoi il faut savoir pondérer, voire dépasser, les résultats de ces logiciels. K Céline Deval

Le tableau de bord simplifié d'une société d'alarmes. Objectif : savoir sur quel segment investir en priorité (source : CGI Business Company)



1. Cette figure met en perspective
l'évolution des ventes comparées
aux objectifs et à l'année N-1. L'activité est inférieure aux prévisions, même avec un budget en baisse.
2. Ce graphique permet de distinguer les pertes et les gains de clients. Vu la hauteur des indicateurs, le turnover
est élevé. Et donc coûteux. Il faut mettre en place des actions de fidélisation.
3. Les objectifs n'ont pas été atteints
sur le segment des particuliers, alors qu'il représente 60% du CA net. Il faut concentrer les efforts sur cette cible.
4. Cet indicateur montre qu'il existe un deuxième segment stratégique, dont
le potentiel de développement beaucoup plus élevé pourrait permettre d'aider
à redresser encore plus vite la barre.

Conclusion : avec seulement quatre indicateurs, deux décisions tombent sous le sens : fidéliser davantage les particuliers et être commercialement plus agressif sur les grands comptes.