CPI - Liberté conditionnelle ou restrictive pour Gbagbo : Bensouda change de stratégie

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mar. 11 fév. 2020
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Il n'y a pas eu d'audience, ce vendredi 7 février 2020, dans l'affaire « Le Procureur c. Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé » devant la Cour pénale internationale. Si le calendrier initial de la chambre d'appel prévoyait deux jours- les 6 et 7 février- pour le réexamen de la liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, les débats n'ont tenu finalement que sur la seule journée du jeudi 6 février.

Bon ou mauvais signe pour l'une des parties ? La nature et la complexité du procès inclinent à la prudence. Jeudi 6 février, le juge-président, Chile Eboe-Osuji, a promis de faire connaître la date de la publication de l'arrêt de la chambre d'appel sur la liberté de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, après le dépôt des écritures des parties vendredi 7 février. « Nous attendons vos écritures et après quoi, nous vous ferons connaître la date de publication de l'arrêt de la chambre d'appel », a déclaré le juge-président à l'endroit des parties. A ce stade, tous sont dans l'attente du délibéré des juges. Ils apprécieront l'argumentaire des parties : accusation, défense mais aussi, pour une première fois, l'État de Côte d'Ivoire. Jeudi, les avocats de la partie ivoirienne ont mis en avant deux principaux arguments : le risque de fuite et l'impact d'une libération totale des deux hommes sur l'ordre public en Côte d'Ivoire. « Nous sommes avocat d'un gouvernement qui est garant de l'ordre public en Côte d'Ivoire »,  a fait valoir Me Jean-Pierre Mignard, avocat de l'État ivoirien, invitant la chambre d'appel à rendre la décision « la plus sage possible ». Dans le camp des équipes de défense, on perçoit mal que des personnes acquittées par une décision de justice soient soumises à un régime de liberté conditionnelle. Me Dov Jacobs, membre de l'équipe de défense de l'ancien président ivoirien, s'est appesanti sur le préjudice subi causé à son client. « Le passage du temps renforce et assoit de manière concrète et durable cette restriction et cette atteinte à la liberté et donc à cette injustice. La défense estime donc que sur le principe, il ne peut être imposé de restriction à la liberté d'une personne acquittée qui doit pouvoir exercer l'intégralité de ses droits », a énoncé Me Dov Jacobs. « La véritable intention des avocats de l'État est de s'opposer au retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Alassane Ouattara veut empêcher tous les opposants de se présenter à l'élection. C'est pourquoi des députés sont arrêtés et jetés en prison », a signifié, offensive, Me Jennifer Naouri, également membre de l'équipe de défense d (...)

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