A moins d'un an de la présidentielle : Une réunion à Paris pour une transition en Côte d'Ivoire. Voici les acteurs
« Notre objectif est d'éviter un embrasement »


Plusieurs responsables politiques ivoiriens ont participé à la rencontre de Paris.
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 15 nov. 2019
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Il s'agissait pour cette organisation, point focal en France et en Europe, de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp) du président Henri Konan Bédié, d'apporter la voix de la diaspora au développement de l'actualité sociopolitique en Côte d'Ivoire. « La diaspora ivoirienne est diverse. Elle a toujours joué un rôle d'avant-garde, un rôle de fer de lance dans toutes les crises que nous avons traversées. Elle ne peut rester spectatrice de ce qui se joue en ce moment au pays, parce que c'est notre patrie et que nous l'aimons », ont tenu à expliquer comme raison de la rencontre, les conférenciers du jour.

Il s'agit de : Henri Niava, président de l'Union des sociaux démocrates (Usd), membre de la conférence des présidents de la Cdrp, venu d'Abidjan ; Noël Akossi Bendjo, secrétaire exécutif chargé de l'organisation et de la mobilisation du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) ; Claude Koudou, secrétaire national chargé de la mobilisation de la diaspora en Europe du Front populaire ivoirien (Fpi pro-Gbagbo) ; Nassa Hilaire, secrétaire général adjoint chargé des relations avec les communautés ivoirienne et africaine en Europe du Congrès panafricain pour la jeunesse et l'égalité des peuples (Cojep ) et Roger Tagnon, porte-parole du Mouvement de solidarité démocratique (Msd), mouvement de la société civile présidé par Jean Blezon.

« La démarche de l'Udci, a fait savoir Noël Akossi Bendjo, part d'une analyse : celle de l'extrême fragilité de la paix civile aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Nous sommes, une fois encore, dans l'un de ces moments graves de notre histoire, confrontés à des vents hostiles qui menacent de déferler sur un pays hautement inflammable avec un régime qui attise les braises. Nous, notre objectif est d'éviter à la Côte d'Ivoire un embrasement ».

Pour l'Udci, l'élection présidentielle ne peut se tenir en octobre 2020 si certaines conditions ne sont pas remplies. « Si nous acceptions par faiblesse, par lâcheté, d'entériner des règles du jeu que nous savons par avance faussées, nous prendrions sciemment le risque d'affrontement, le risque d'une confrontation dramatique. Et ce risque, nous ne voulons pas le prendre. On a eu un avant-goût lors des élections locales », ont expliqué les conférenciers qui ajoutent qu'« une passerelle démocratique s'impose comme une solution de sagesse ». Cette passerelle démocratique, selon Noël Akossi Bendjo, donnera le temps du dialogue politique afin d'obtenir un consensus sur trois points développés par les représentants du Cojep, du Fpi et du Msd. A savoir : la « réconciliation nationale », le « consensus électoral » et « l'avènement d'un nouveau contrat social ».  « Il faut que, à l'issue des élections, le vrai vainqueur soit celui que les organes électoraux proclament vainqueur. Pour y arri (...)

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