Chantre décapité à Anoumabo : Le film de l'horreur commise dans une église à Marcory, ce à quoi la tête humaine devrait servir


(Photo d'illustration)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: lun. 27 mai 2019
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L'adage qui dit qu'on ne tue pas impunément un être humain, n'a jamais assez porté sa signification que dans cette affaire de pasteur décapité à Marcory-Anoumabo. En effet, les choses sont allées très vite dans le meurtre de Kanga Tano Sylvio Constant, futur troisième pasteur officiel de l'église évangélique « La cité du Salut » (annexe de l'église internationale de la puissance du saint esprit), survenu le jeudi 23 mai 2019 aux environs de 4h du matin, sur l'autel de célébration. Crime qui a permis à l'auteur d'emporter la tête de Kanga.

L'affaire, confiée à la Police criminelle, a vu la mobilisation exceptionnelle des éléments des forces de l'ordre qui, peu avant 17h, ce même jeudi, ont mis la main sur le suspect numéro un, Ouagranoua Esaïe Patindé. L'homme qui, certainement, était traumatisé par l'âme du défunt, n'a pu aller loin. Mieux, lorsqu'il a été ramené par les forces de l'ordre au commissariat de Police du 26e arrondissement de Marcory-Anoumabo, qui avait débuté l'enquête, il a quasiment craché le morceau en pleurs.

Il explique qu'il a été mis en mission par Jean Niava, pasteur principal de l'église internationale pour la puissance du saint esprit, située à Koumassi, au quartier Akromiabla (terminus des bus 32). Il soutient également que la tête qu'il avait emportée, se trouve enterrée à l'entrée de ladite église.

Les forces de l'ordre s'organisent, en faisant également appel à des unités d'intervention. A savoir des éléments du Groupement mobil d'intervention (Gmi), des Compagnies républicaines de sécurité (Crs), au cas où il y aurait un « débordement » dans le quartier. En tout cas, elles prennent toutes les précautions avant d'effectuer le déplacement de Koumassi.

Peu après 19h, les forces de l'ordre arrivent en masse dans cette église située à une cinquantaine de mètres avant le «Carrefour pinasse», en passant par Fanny et presque deux fois la distance en passant par la brigade de gendarmerie, dans le dos de la nouvelle mosquée.

À ce moment précis, un culte d'adoration battait son plein dans cette église hermétiquement fermée et sous air conditionné. Toutefois, on pouvait entendre « oooo Jésus, ta grâce… ». Les forces de l'ordre s'organisaient. Aux environs de 21h, le commissaire Lorougnon du 26e arrondissement vient solliciter auprès des riverains, une pioche ou une pelle, à défaut, un objet pointu et dur. Certainement pour creuser. Il n'en faut pas plus, pour entendre dans la foule compacte et agitée par des pleurs et des interjetions de révolte, « hoooo, le pauvre, ils l'ont effectivement tué et enterré ici ».

Cette situation devient encore intenable, lorsque le corbillard d'Ivosep, immatriculé 6918 JH01, (...)

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