Situation socio-politique / Akossi Bendjo, depuis Londres : « Les Ivoiriens souffrent (...), comment nous allons accueillir Gbagbo s'il est libéré »


Bendjo trouve que sa révocation de la mairie du Plateau est « une sanction politique ».
  • Source: linfodrome.com
  • Date: vend. 14 déc. 2018
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Le Secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) chargé de de la mobilisation et de l'organisation, l'ex-maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, a répondu, mercredi 12 décembre 2018, aux questions de la radio BBC Afrique.

Vous êtes actuellement à Londres. Quel est le but de votre présence dans la capitale britannique ?

Je suis, depuis quelques mois, en Europe, à la demande du président Bédié, pour faire la sensibilisation et la mobilisation des militants dans toute l'Europe. J'ai fait des passages à Bruxelles, en France et je suis en Grande Bretagne pour parler non seulement aux militants du Pdci, mais surtout il m'a demandé de commencer à parler de cette plateforme qu'il veut mettre en place pour que les Ivoiriens se mettent ensemble pour réfléchir sur leur avenir. C'est la raison pour laquelle je suis venu à la demande des militants du Pdci. C'est un mouvement de soutien, de renouveau, qui est organisé dans cette conférence, et cela m'a permis de m'adresser à tous les Ivoiriens de tous bords politiques et de la société civile, et nous avons échangé sur comment rebâtir la nation ivoirienne malgré nos différences.

 

Vous êtes un des caciques du Pdci, vous avez rencontré ce week-end à Londres, des partisans du président Gbagbo et du Fpi...

Je pense que les militants du Fpi sont conscients, comme tous les Ivoiriens, de la nécessité de s'asseoir pour créer les conditions pour ramener une vie politique normale dans notre pays. Depuis pratiquement 2000, la vie politique se déroule avec beaucoup d'inquiétudes, de soubresauts. Les Ivoiriens souffrent. Je crois que tout le monde est conscient de la nécessité de s'asseoir pour créer les conditions de normalisation de la vie politique et la vie sociale. Et les militants du Fpi, que ce soit en Grande Bretagne, en France ou en Belgique, ils ont été nombreux. Nous avons eu aussi à cette rencontre en Grande-Bretagne, le représentant du Raci, l'association qui soutient Soro Guillaume, qui sont venus et qui ont participé à cette rencontre, et surtout nous avons échangé. J'ai fait la synthèse de toutes les préoccupations que je vais retourner au président Bédié, pour qu'il en tienne compte dans sa préparation de la plateforme qu'il a lancée pour unir tous les Ivoiriens.

 

Traditionnellement depuis 2010, le Pdci est allié au parti du président Alassane Ouattara. Cela veut dire que cette alliance avec le Rdr est désormais terminé ?

Je pense que nous avons fait un parcours ensemble depuis 2005. Nous avons contribué à la reconstruction de notre pays. Dans notre alliance, nous avons tous des objectifs et nous les avons exprimés. C'est comme un mariage. Lorsque dans la mise en œuvre de votre bonheur -parce que le jour du mariage on va boire du champagne, on danse, on est heureux-, mais si pendant le parcours vous ne vous entendez pas, mieux vaut vous séparer pour mieux apprécier ce que vous faites, votre vision du futur. Cela permettra peut-être plus tard de revenir, d'avoir des bases beaucoup plus solides. Parce que nous sommes tous conscients que nous avons intérêt à nous mettre d'accord pour construire notre pays.

 

Est-ce que vous vous estimez trahi par Alassane Ouattara ? Est-ce que la présidence revenait au Pdci, selon un accord qui aurait été conclu entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ? Est-ce que c'était votre tour ?

Nos militants ont été en 2015, à la demande du président Bédié, informés, et nous les avons convaincus pour le soutien à Ouattara. Mais, nous sommes allés leur expliquer qu'il fallait qu'ils soutiennent Ouattara parce qu'il y avait la paix et surtout l'alternance. Nos militants ne comprennent plus que cette alternance ne soit pas à l'ordre du jour. Cela nous a posé des problèmes. En plus de cela, il y avait aussi dans l'appel, un volet de création de parti unifié, et nous ne nous sommes pas mis d'accord sur le calendrier. C'est la raison pour laquelle le président Bédié, après avoir informé le Bureau politique, est allé à un congrès extraordinaire qui a demandé au Pdci de se retirer de l'alliance, et de préparer les prochaines élections tout seul. Mais le président Bédié vient de lancer un appel à tous les Ivoiriens, de créer une plateforme. Les militants du Rdr sont des Ivoiriens. Pour l'intérêt du pays, peut-être que ce serait utile que tout le monde se mette autour de la table pour créer les conditions de normalisation de la vie politique et sociale.

 

Vous-même, est-ce que vous avez des ambitions présidentielles ? Est-ce que vous pensez à solliciter l'investiture du Pdci pour 2020 

Nous sommes dans un pays où tout Ivoirien, surtout dans notre parti, a la possibilité de se présenter. Vous avez vu la multitude de candidats& (...)

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