Manifestation à Abidjan après l'interpellation de 7 personnes accusées de « vol de courant »

  • Source: APA
  • Date: mar. 28 août 2018
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Une vingtaine d'habitants du village Aladjan de Port-Bouët, une cité balnéaire dans le Sud d'Abidjan, ont manifesté bruyamment mardi devant l'agence CIE (Compagnie ivoirienne d'électricité) de Vridi, après que la police y a interpellé sept personnes accusées de « vol de courant ».

« On dormait lorsque les gens (les policiers et des agents de la CIE) sont arrivés, ils ont tapé puis défoncé la porte et ont pris mon mari, ma grande sœur et mon voisin » à 4 heures du matin, a dit Marie Ya, une couturière, venue réclamer la libération de ses proches.

Devant l’agence CIE de Port-Bouët, étaient rassemblés mardi matin plusieurs femmes et quelques hommes, empêchant la circulation. Repoussés par les forces de l’ordre, Emmanuel N’guessan, un homme dont l’un des parents a été arrêté, a été tabassé par la police puis interpellé.

Selon Marie Ya, la face badigeonnée de poudre blanche, la CIE, chargée de la distribution du courant électrique en Côte d'Ivoire, a proposé de nouveaux compteurs à carte aux riverains, permettant de contrôler à distance le réseau, mais dans leur quartier cette offre n’a pas été faite.

« Il y a six personnes qui ont été arrêtées dans notre cour plus le président du quartier qui s’appelle M. Séké », a-t-elle ajouté, indiquant que l’opération a débuté à 3 heures du matin pour s’achever à 4 heures du matin, dans ce quartier situé aux encablures des plages.  

La compagnie reproche  notamment à ces personnes de « voler » le courant électrique sur le réseau. Plusieurs femmes ont été également interpellées dans cette opération, témoigne M. Jean-Louis Koua, qui lui, préfère ne pas braver les forces de l’ordre à l’instar des femmes.

Au retour de son domicile, à 5 heures du matin, M. Koua, la quarantaine raconte avoir aperçu huit corps habillés, qui ont appréhendé sa femme ainsi que certains riverains, accusés de faire la fraude à partir de branchements parallèles.

Anna N’guessan, une dame, le visage visiblement renfrogné, rapporte que parmi ces sept personnes interpellées figure un « malade », arrêté par les éléments de la police. A ses côtés, d’autres femmes expriment leur frayeur après avoir vu les policiers en armes à cette heure tardive. 

Le calme est revenu en début d’après-midi devant l’agence (...)

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