Côte d'Ivoire — Hausse de l'obésité, bien que producteur de nombreux aliments bons pour la ligne

  • Source: Educarriere
  • Date: lun. 18 juin 2018
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La Côte d’Ivoire est un géant africain de l’agroalimentaire. Elle occupe pour nombre de cultures, les premiers rangs africains voire mondiaux. L’essentiel des statistiques du pays est certes porté par les deux principales cultures du pays à savoir le café et le cacao, mais ceux-ci ne se développent pas au détriment des produits vivriers. C’est l’un des pays africains avec un faible ratio d’importation en vivres, 14 % en 2013 puis 19 % en 2015 selon les données de la Banque Mondiale. Le pays est également un pays qui promeut sa singularité identitaire à travers tous les pans de sa société et de sa consommation. La Côte d’Ivoire reste attachée par exemple à ses plats traditionnels. Aussi, le pays peut compter sur ses groupements de producteurs et d’unités de transformations artisanales pour soutenir les besoins en nutrition du pays et approvisionner son tissu de grande distribution.

Malgré la richesse et la promotion des vivres localement produits, la Côte d’Ivoire fait face, à l’instar des pays de la sous-région, à une hausse de la prévalence de l’obésité. Évaluée à 10,3 % en 2016 par l’agence de renseignement CIA des États-Unis, cette prévalence est en hausse de 2 % par rapport à 2014. On est en droit de s’interroger sur les raisons de la prolifération de ce mal alors même que nous disposons d’un large éventail de recettes et cultures pour manger sainement. Rechercher nos nouvelles et mauvaises habitudes alimentaires devrait nous épargner les fastidieux programmes pour perdre du poids.

 

Le déficit ivoirien en protéines animales

 

La Côte d’Ivoire est l’un des pays africains dont l’identité culinaire s’accompagne d’équilibre nutritionnel. En effet, nous n’avons pas attendu l’avènement de la colonisation pour savoir qu’il était opportun d’accompagner nos repas de protides. Les protéines animales accompagnent tous nos plats préférés, du Kopè (la sauce gombo), au Garba, Kédjénou, ou Attiékè. La production tant de viande que de produits halieutiques n’arrive pas à soutenir la demande domestique. Ces protides, en plus de contenir des protéines essentielles, accélèrent la perte de poids parce qu’ils puisent dans les graisses abdominales leur énergie pour la constitution des tissus musculaires. La Côte d’Ivoire consomme pour l’heure toutes ses productions et en appelle à l’étranger pour pallier à son déficit. Si on peut raisonnablement croire en la qualité bio des importations de viande en provenance du Mali et du Burkina pour plus de 50 % de la consommation environ, il n’en est pas de même des importations en provenance d’Europe. La production européenne de viande fait sans cesse l’objet de controverses soit à cause des conditions insalubres du cadre ou du fait de la qualité obésogène (qui favorise la prise de poids) des rations du bétail.

 

La production de volaille a connu une multiplication par 4 depuis 2005. Globalement, la production locale de viande s’est fortement renforcée grâce à l’imposition d’une taxe de 1,5 € (environ 1000 francs CFA) sur le kilo importé. Par contre, la filière halieutique traîne des pieds. Aujourd’hui, un ivoirien consommerait en moyenne 2 kg de viande par an contre 66 pour le français par exemple. La production halieutique serait entre 70 000 et 100 000 tonnes contre les 250 000 tonnes de besoin.

L’autre raison du déficit en protéines de l’alimentation ivoirienne est certainement le mode de cuisson ; nous laissons cuire trop longtemps voire brûler nos aliments provoquant ainsi la libération de radicaux libres à l’origine de certains cancers, et la perte en nutriments.

Ces déficits à long terme compliquent l’élimination des graisses ou des glucoses comme nous le disions tantôt.

 

La Côte d’Ivoire, l’une des championnes des fruits et légumes

Nombreux sont les régimes minceur qui font la part belle aux fruits et légumes, des cultures pour lesquelles la Côte d’Ivoire excelle. C’est essentiellement parce que ces végétaux ont de très faibles pouvoirs caloriques. La Côte d’Ivoire est par exemple le premier exportateur de mangues vers l’Europe, grande productrice de bananes. Elle s’est également investie dans la production de nombreuses noix dont celles de cajou et de kola. À l’instar des autres légumes produits localement dont l’aubergine, les noix sont riches en fibres, qui, en plus de donner une sensation de satiété, renforcent le probiotique intestinal (l’ensemble des milliards de bactéries de l’intestin qui participent à la digestion).

 

Au-delà de l’alimentation, une culture du surpoids chez les femmes

L’obésité en Côte-d’Ivoire n’est pas uniforme d’un sexe à l’autre. On estime à 4,3 % la proportion d’hommes en surpoids aigu contre 11,8 % pour les femmes. Cette disparité est également plus prononcée d’une région à l’autre avec 12 % dans la région du nord-est contre 39 % dans la ville d’Abidjan. Une situation d’autant plus curieuse que les femmes en Afrique sont, en raison de leur surcroît de charges domestiques, hyperactives. Même si on ne peut affirmer que la femme ivoirienne recherche volontairement à être en surpoids, il reste qu’elle est attachée à ses belles formes ; en témoignent des initiatives telles que Miss Awoulaba.

 

La Côte d’Ivoire est un pays riche de cultures idéales pour perdre du poids pour peu que nous fassions confiance aux mets et cultures autochtones. Le calcul de son poids idéal reste une méthode pour suivre sa ligne et éventuellement réajuster notre régime.




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