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La pénurie d'eau à Bouaké due au « changement climatique » et à « l'action de l'homme » (Préfet)

  • Source: APA
  • Date: sam. 02 juin 2018
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La pénurie d'eau observée depuis deux mois à Bouaké (Centre), la deuxième ville de la Côte d'Ivoire, est due au «changement climatique» et à «l'action de l'homme», a dit à APA le préfet par intérim du département de Bouaké Loboué née Amani Hortense, dans un entretien.

Cette pénurie d’eau est «due à deux facteurs, le premier, c’est le problème du changement climatique qui a occasionné la mauvaise pluviométrie », a indiqué Mme Hortense Loboué, expliquant qu’ « il ne pleut pas beaucoup donc du coup le lac qui alimente la station de la Sodeci (Société de distribution d’eau de Côte d'Ivoire) a tari ».

Le deuxième facteur, dira-t-elle, « est dû à l’action de l’homme », tout en faisant savoir que « dans le bassin versant de la Loka, il y a des carrières clandestines de sable qui creusent le lit et empêchent en cas de pluie l’eau d’arriver au lac, ce qui fait que le lac n’est pas approvisionné ».

La commune de Bouaké est alimentée par deux barrages, celui de Kan et de la Loka. « Le barrage de Kan alimente le tiers de la ville et à ce niveau il n’y a pas de problème, mais ce sont les deux tiers restant qui sont alimentés par le barrage de la Loka qui connaissent actuellement la pénurie d’eau », a précisé Mme Hortense Loboué.

Les deux tiers des populations privées d’eau ont recours à des puits ou à des forages privés pour leur quotidien. Dans des « maquis », des sortes de buvette, l’on propose aux clients des sachets d’eau (50 Fcfa) après les repas, les plus nantis s’offrent de l’eau minérale contenue dans des bouteilles de 1,5 litre (500 Fcfa).

« Actuellement, des forages sont en train d’être réalisés dans certains quartiers de Bouaké, mais en attendant que les forages soient connectés au réseau de la Sodeci, il y a des citernes d’eau qui distribuent de l’eau à nos populations », a-t-elle poursuivi.

Au quartier Djamourou, un tuyau de la Sodeci sectionné, sert à alimenter des centaines de populations. Attroupés autour de ce point d’eau, plus d’une dizaine de femmes et d’enfants remplissent des bassines et des bidons qui serviront à préparer les repas et à boire. Certains viennent s’approvisionner à une heure de matin pour éviter les bousculades.

Chacun tente de positionner son récipient, ce qui crée un brouhaha. Auparavant, on était «obligé d’aller payer de l’eau, un bidon (de 20 litres) à 75 Fcfa, ou de prendre l’eau de puits pour préparer et souvent, on en boit », rapporte Fatoumata D (...)

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