Après la rencontre avec les anciens de la FESCI / Damana Pickass (ancien de la FESCI) cogne le PAN : « Soro est aujourd'hui la honte et la négation de notre lutte »

  • Source: linfodrome.com
  • Date: mar. 20 mars 2018
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En exil au Ghana, Damana Adia Pickass suit de près l'actualité sociopolitqiue en Côte d'Ivoire. Ancien de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), le désormais vice-président du Front populaire ivoirien (FPI) s'insurge contre la rencontre intervenue le dimanche 18 mars 2018 entre Guillaume Soro et les anciens de la FESCI, au domicile abidjanais du Président de l'Assemblée nationale (PAN).

La rencontre entre anciens fescistes qui s'est déroulée au domicile du leader de la rébellion armée (Mpci), vice-président du RDR ce dimanche 18 mars 2018 est tout simplement un scandale, un grossier montage, une imposture intolérable et inadmissible. Les anciens de la FESCI ne peuvent pas donner une image aussi hideuse et méprisable de cette prestigieuse organisation à laquelle d'ailleurs ils n'appartiennent plus.

Mais pourquoi la FESCI se déplacerait elle au domicile de Soro en particulier pour ne serait-ce que des retrouvailles ? Ne savent-ils pas qui est Soro aujourd'hui ? Quel message veulent-ils faire passer à nos jeunes frères et à la nation toute entière qui a toujours porté et soutenu notre combat à la FESCI ? Au cas où ils l'auraient expressément occulté pour je ne sais quelle raison, je me fais l'amitié de rappeler aux initiateurs de cette réunion que Soro est aujourd'hui la honte et la négation de notre lutte. Tous les acquis de la lutte volontariste et démocratique de la FESCI au prix de nos années d'études, des souffrances physiques voire même des tortures, des emprisonnements, du sang de certains de nos camarades, etc... ont été anéantis par Guillaume Soro un jour du 19 septembre 2002. Depuis lors, la Côte d'Ivoire est balafrée, défigurée, dans le deuil et les lamentations permanents. L'école ivoirienne est délabrée dans un état pitoyable, l'Université Felix Houphouët Boigny n'existe que de nom, plusieurs résidences universitaires ne sont plus fonctionnelles. Le Lycée Scientifique de Yamoussoukro n'existe plus que de nom, etc. Autant de problèmes créés par Soro et sa rébellion. N'occultons pas la mort de nombreux ivoiriens, dont des étudiants, et anciens fescistes (Koné Morel, GNAHOUA Kabila, Blackis, ADOU, pour ne citer que ceux-là. Tous tombés de par son fait. Un ex Secrétaire General de la FESCI, le ministre Charles Ble Goudé, a été déporté à la Haye sous le regard approbateur de Soro.

Alors 20 ans après son départ de la FESCI, d'anciens membres de cette structure ne peuvent pas offrir ce spectacle à la Côte d'Ivoire en se comportant à l'égard de Soro comme si rien, absolu rien, ne s'était passé de grave dans ce pays, de son fait. Ils auraient, au moins, pu ou dû lui demander les nouvelles, depuis ces 20 ans qu'on ne l'avait pas vu sur le chemin de l'idéologie et des principes de la FESCI, où était-il passé, qu'est-ce qu'il a fait entretemps, pourquoi l'a t'il fait et quelles en sont les retombées pour la FESCI et surtout pour la Cote d'Ivoire toute entière ? Car, la FESCI n'est pas au-dessus de la Cote d'Ivoire, la FESCI n'est pas au-dessus du sang des ivoiriens, la FESCI n'est pas au-dessus de la vie des ivoiriens. Camarades, surtout ne donnons pas l'impression que la FESCI est une société secrète, une secte dont l'appartenance est soumise à un pacte rituel qui oblige ses membres a une solidarité même dans le mal. Non ce n'est pas vrai. La FESCI n'est qu'un mouvement estudiantin et scolaire animé d'un idéal. Et après la FESCI, chacun de nous a pris son chemin. Le chemin qu'il pensait cadrer avec son état d'esprit et son éducation. Le chemin qu'il pensait être bien pour lui et qui, le bon sens oblige, devait l'être pour tous. Est-ce donc ce chemin qu'a pris Soro ? En tout cas c'est ce que laisse entrevoir cette rencontre.

Il faut savoir, que ce qui nous divise aujourd'hui est largement plus fort que ce qui nous a unis hier. Camarades, la grave crise que nous traversons n'est pas une crise estudiantine. C'est une crise nationale majeure voire même internationale. Alors ne nous comportons pas comme si nous n'en n'avions pas compris les enjeux et les implications. Tout comme nous ne devrons pas ignorer que notre crise est une crise des valeurs intrinsèques, de démocratie, de souveraineté et de développement véritable. Cette crise n'est pas encore achevée, elle n'est pas terminée, elle est toujours en cours et continue de produire ses victimes, ses prisonniers, ses morts, ses camps de réfugiés, etc, etc. avec le concours de Soro Guillaume cadre important du r&ea (...)

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