Armée ivoirienne : Le Gal Touré Sékou voulait démissionner, des confidences sur le chef d'Etat major


Le chef d'Etat major général des Armées, le gal Touré Sékou, fait désormais Général des Corps d'Armée
  • Source: linfodrome.com
  • Date: lun. 05 fév. 2018
  • Visites: 3739
  • Commentaires: 1
L'hebdomadaire, Jeune Afrique s'est intéressé, cette semaine, au chef d'Etat major de l'armée ivoirienne, le Gal Touré Sékou, sur qui le confrère fait d'importante révéation.

A peine quelques mois après sa nomination à la tête des Forces armées de Côte d'Ivoire, le Gal Touré Sékou aurait songé déjà à la démission de son poste de Chef d'Etat major. L'information est révélée par le confrère, Jeune Afrique (JA) dans sa dernière éditions disponible depuis ce dimanche 4 février 2018.

Selon l'hebdomadaire panafricain, le grand commandant des Armées ivoiriennes, qui arbore fièrement sa quatrième étoile de Général des Corps d'Armée depuis quelques semaine, demeure un homme seul, pas toujours écouté. Cette solitude relève du fait qu'il demeure un officier à équidistance de toutes les chapelles et courants politiques. Touré Sékou ne serait ni pro-Gon Coulibaly, ni pro-Soro, ni pro-Hamed Bakayoko. Si, a priori, c'est un avantage dans la conduite de ses actions, cette posture a comme inconvénient pour lui de ne bénéficier d'aucun soutien de poids. Ça aurait été le cas lorsque des primes son versées aux mutins bien qu'il y soit défavorable. Après cette crise, écrit JA, le Général songe à démissionner. Mais, l'hypothèse sera vite écartée.

Le chef d'Etat major, dont cette démission aurait contribué à affaiblir davantage le régime en ce moment sensible, a poursuivi sa mission.

 

Dégraissage ciblé. L'une de ses priorités aura consister à un dégraissage au niveau de ses troupe. Une opération de départ volontaire est engagée, qui voit 991 éléments dire leurs adieux à la tenue militaire en la même année 2017. Parmi eux, des centaines de mutins,. D'ailleurs, cette opération ne serait pas hasardeuse, croit savoir le confrère panafricain. Elle aura été savamment pensée et ciblerait une certaine catégorie qu'il fallait dégraisser des casernes avec l'appât des 15 millions suivis d'un plan de réinsertion professionnelle proposée. « Ce plan de départ n'a pas été proposé à tout le monde. Il a été ciblé », dixit un gradé cité par JA. Ce plan ciblé aurait marché, car beaucoup ont cédé devant l'appât, y compris un membre de la garde rapprochée de Guillaume Soro séduit par les conditions proposées pour troquer le treillis contre la tenue civile.

 

Parcours et responsabilités. JA s'est intéressé, non seulement à son parcours et ses relations avec ses hommes, mais aussi au charisme de l'homme qui dirige présentement les Armées ivoiriennes. « Humble et discret », au point de passer inaperçu et de « voir sans être vu », même cela peut être inscrit comme une qualité pour sa fonction de militaire, tels sont les maîtres mots qui décrive l'ex-commandant des forces terrestres, en charge des opérations sous son prédécesseur, Soumaïla Bakayoko. Son air indolent soutenu par son allure frêle et freluquet lui donne un air d'un officier manquant de charisme comme le souligne JA pour ses épaules moins larges à porter des charges aussi lourdes que celles qu'il assume.

Pourtant, Touré Sékou est loin d'avoir fait le saut de Tarzan pour se retrouver au premier des bureaux du camp Galliéni. Son parcours révèle qu'il est l'un des gradés les plus capés pour le poste de Chef d'Etat major qu'il occupe. Mais, cette responsabilité, l'homme, qui de la promotion de prédécesseurs comme Philippe Mangou, actuel ambassadeur de Côte d'Ivoire au Gabon, aurait pu l'occuper plus tôt dans sa carrière qui dure déjà plus de 40 ans sur ses 61 saisons vécues. Qu'il ne soit pas parvenu ass (...)

Lire la suite sur linfodrome.com



Offres d'emploi du jour

Educarriere sur Facebook