Transport urbain : Le diktat des « gnambros »


La présence des « gnambro » dans les gares routières est une des causes principales de l’insécurité en ces lieux.
  • Source: JDA
  • Date: vend. 12 janv. 2018
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Depuis plus d’une trentaine d’années, ils sont omniprésents dans le secteur du transport urbain en Côte d’Ivoire. Sans être des acteurs indispensables, car ne possédant aucun véhicule de transport, ils ont néanmoins réussi à s’imposer dans ce milieu et résistent à toutes les mesures visant à les en extirper.

Il ne se passe pas une année sans que ces auxiliaires du transport aux méthodes violentes ne s’illustrent sur les routes ivoiriennes, perturbant le trafic et mettant parfois en danger la vie des usagers. Ces badauds, volontaires au départ, qui se proposaient de trouver des passagers aux véhicules de transport en commun (gbakas, wôrô-wôrô) moyennant une rétribution, ont, au fil du temps, été récupérés par des responsables des nombreux syndicats pour devenir leurs bras armés.

Difficiles à extirper Ils sont depuis chargés de collecter les taxes imposées aux opérateurs du secteur, mais aussi de veiller au respect des limites des territoires dévolus à chaque syndicat. Et ils n’y vont pas de main morte. Ils sont nombreux ces Abidjanais qui affirment pouvoir se passer de leurs services, désapprouvant leurs façons de faire. « En tant que passager, je ne vois vraiment pas leur utilité dans les gares routières, à part les bagarres et les désagréments qu’ils causent ici souvent, dans leur seul intérêt … », a confié un usager à JDA.

Même son de cloche à la Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire, dont le Président, Adama Touré, avoue l’impuissance des transporteurs face à ce phénomène. «  Nous sommes des opérateurs économiques. Nous payons des taxes à l’État et il est du devoir du gouvernement de prendre des mesures pour nous prot&ea (...)

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