Élections des Conseillers municipaux et régionaux en 2018 : Les dessous du changement de position de Ouattara

  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 28 déc. 2017
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Virage à 380 degré du chef de l'État, Alassane Ouattara. Le président de la République, président d'honneur du Rassemblement des républicains (Rdr) veut-il couper l'herbe sous les pieds de ses adversaires politiques ?

L'opposition, soutenue aujourd'hui, par le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci-Rda), défende la cause de scrutins équitables à travers la révision intégrale du découpage électoral qui, pour elle, fait la part belle au Rdr, parti au pouvoir, d'où est issu Alassane Ouattara. Avec le parti de Bédié, l'opposition réclame également, le toilettage de la liste électorale, pour introduire les nouveaux majeurs en âge de voter. Elle exige, par ailleurs, une refonte totale ou une recomposition équilibrée de la Commission électorale indépendante (Cei). Aucune de ces requêtes n'a été satisfaite, et semble ne pas pouvoir l’être dans trois mois.

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Or, si l'on en croit jeuneafrique.com, dans une récente publication, le chef de l’État  a changé de position pour faire organiser, les sénatoriales, les municipales et les régionales en 2018, au plus tard le 21 avril. « L’annonce est une surprise, et marque un changement de position de la part du chef de l’État. À plusieurs reprises, Alassane Ouattara avait, en effet, confié à des collaborateurs, sa volonté de ne pas organiser les sénatoriales avant la prochaine présidentielle, prévue en 2020. Alors que deux tiers des futurs sénateurs seront désignés au suffrage indirect par des grands électeurs, il souhaitait, en effet, attendre que se tiennent les municipales et les régionales – des élections qu’il voulait également reporter à 2020. Mais alors que les mandats des maires et des conseillers régionaux prennent théoriquement fin en 2018, le président ivoirien s’est résigné à ne pas les prolonger, et à ne pas ouvrir la porte à de nouvelles polémiques, se rangeant ainsi à l’avis de son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly », révèle jeuneafrique.com.

Qui poursuit : « Avant que les sénatoriales puissent se tenir, une loi organique devra être votée par l’Assemblée nationale, afin de fixer le nombre de sénateurs, les conditions de leur éligibilité et de leur nomination, les modalités du scrutin, les montants de leurs indemnités et leurs avantages, comme l’indique la Constitution. Un décret devra ensuite être pris en conseil des ministres, pour convoquer les électeurs (...). Les membres de la Cei n’étaient nullement informés que le gouvernement souhaitait organiser les sénatoriales l’année prochaine. Pour ces scrutins inédits, aucune date n'a pour l’heure, été avancée. Les municipales et les régionales devraient, quant à elles, se tenir avant la fin avril.

Dans un courrier adressé au gouvernement, la Cei a préconisé la date du 21 avril 2018 », indique encore jeuneafrique.com.

De toute évidence, c’est une situation qui prend de court, de manière brutale, aussi bien l'allié Pdci-Rda que l'opposition. Ils s'imaginent nul doute, avec cette nouvelle donne, que le président de la République veut leur couper l'herbe sous les pieds, en organisant ces scrutins sans tenir compte de leurs requêtes.

 

Nœud gordien

Mais, au fond, qu'est-ce qui peut bien justifier ce changement de posture du chef de l’État, alors que de réels problèmes financiers se posent ? « Alors que la Commission électorale indépendante (Cei) demandait 30 milliards de Francs Cfa pour organiser les élections municipales et régionales, seuls 9,5 milliards de Francs Cfa étaient inscrits au budget prévisionnel de 2018. La perspective des sénatoriales devrait faire encore augmenter les besoins, mais pour l’heure, ils n’ont pas été évalués », écrit jeuneafrique.com.

Des observa (...)

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