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Marc Wilmots : ''Je suis venu me mettre dans les emmerdes ici...''

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Avec du recul quelle analyse faites-vous de l’élimination des Éléphants ?

Pour mettre en place notre stratégie contre le Maroc, nous avons analysé leur cinq dernières rencontres et nous avons vu que cette équipe tournait entre 70%  et 80% de possession de balle. Les statistiques démontrent qu’ils regroupent le plus de monde dans l’axe. Les latéraux également sortaient beaucoup et c’est ce qui constituait la force de cette équipe. Nous avons donc mis une défense pratiquement à trois, avec trois défenseurs centraux. Déli, Gbamin et Kanon. Traoré Adama avait une pubalgie et Ghislain Konan avait ressenti quelque chose mercredi.  Il n’était pas non plus à 100%. Voici à peu près les problèmes que nous avons eus. En voyant la carrure de Nouredine Amrabat, Simon Déli était la meilleure option. Il avait l’ordre de rester derrière pour fermer. Serge Aurier devait effectuer des monter et entraîner Ziyech avec lui. Nous avons fait un trois contre trois dans l’entre-jeu avec Kessié chargé de contrer Belhanda. Seko Fofana devait gagner les duels sur Boussoufa grâce à sa taille et Gradel qui était chargé de contrer El Ahmadi. Pendant 25 minutes, à part un coup franc et un corner des Marocains nous nous créons la meilleure occasion avec Gervinho. S’il la met, c’est autre match. Nous avions aligné Zaha et Gervais sur les côtés pour avoir beaucoup de vitesse et empêcher Dirar et Hakimi de monter. En plus le Maric avait disputé ses six derniers matches en faisant un seul changement. Vous aviez donc une équipe structurée contrairement à nous qui devions chaque fois changer de puzzle. Ce ne sont des excuses mais des faits. Nous avons également un problème de gardien qui était le titulaire et qui avait fait très peu de faute jusque-là. Mais depuis six mois, il est dans une passe un peu moins bonne au niveau de la confiance. Il est impliqué dans les deux buts. Depuis six mois nous avons eu pas mal de problèmes. Mais il y a des points positifs avec des jeunes prometteurs

Était-ce donc une mission impossible vue les difficultés que vous avez énumérées ?

C’était difficile. Mais si on avait transformé la première occasion qu’on s’était créée, les Marocains devaient sortir pour faire le jeu. Le terrain ne leur permettait de le faire. Si on prend l’avantage, ils vont devoir faire le jeu pour sortir et nous avons de la vitesse pour les contrer et ce serait un autre match. Pour tout vous dire que dans match si on ne met pas les occasions, on ne peut pas gagner. Et si on fait une petite erreur derrière, on se fait punir. Ce match s’est joué à pas grande chose. Nous avons donné les buts aux Marocains. Le haut niveau, c’est faire le moins d’erreurs possibles et pour l’instant, on en fait trop. Ce qui veut dire qu’on est assez bon et c’est sur ce point qu’on doit tous s’améliorer.

Qu’avez-vous fait justement pour les éviter en tant qu’entraîneur ?

Je peux préparer tout ce que je veux mais les erreurs individuelles, l’entraîneur n’y peut rien. Avons-nous d’autres solutions ? J’ai essayé Badra Ali dans les buts contre les Pays-Bas, il a commis une erreur sur le penalty et pouvait prendre un carton rouge. Je suis là depuis six mois et j’observe mais c’est un problème qu’une équipe commette autant d’erreurs. Blé Zadi n’a pas encore eu sa chance mais nous le voyons dans le championnat ivoirien. Mais quand je prends Gbohouo c’est sur la base de son vécu et son expérience. C’est trop facile de tirer à boulets rouges sur quelqu’un. Tout le monde a sa responsabilité mais nous prenons trop de buts casse-tête. Soit on n’est pas assez fort, soit c’est le coach. Mais pour l’instant, nous n’avons pas encore trouvé cette ossature ou cet équilibre.

Quel était votre objectif en prenant l’équipe ? La construire ou la recherche des résultats.

A un moment donné je me suis fixé sur la qualification du Mondial. Que ce soit avec les anciens ou les jeunes, c’est la même chose pour moi. Nous avions besoin de toutes les forces pour réussir cet objectif qui était de se qualifier. Je dois donc utiliser tous les joueurs qui sont en forme et qui veulent aider la Côte d’Ivoire qu’il soit jeune ou ancien. Nous avons tout fait pour essayer de se qualifier avec des joueurs qui jouaient dans leur club. Mais quand il ne joue pas cela devient difficile. Avant mon arrivée, je savais qu’il y avait des problèmes. Maintenant, je les connais et j’essaie d’apporter des solutions. Des joueurs ont accepté de venir jouer pour le pays. J’ai lancé également des jeunes pour préparer l’avenir de la Côte d’Ivoire. Pour l’instant nous avons essayé l’objectif à court terme. Au début je voulais reconstruire une nouvelle Côte d’Ivoire mais il faut des joueurs pour cela.

Vous semblez omettre les joueurs locaux dans votre stratégie de reconstruction, est-ce une clause de votre contrat ?

Non pas du tout. Il n’y a rien dans mon contrat sur cela. Vous avez Kamara et Kolo qui ont fait le l’équipe de Chan. J’ai été les voir à un moment donné. Je suis en contact avec Kamara qui me donne des informations. Mais je ne pense pas qu’il y ait un joueur du Chan qui est capable d’aller là, sinon il serait déjà parti. A un moment donné il y a un facteur de niveau, je suis désolé.

Les locaux ne sont-ils pas des solutions par rapport à certains blessés de votre équipe ?

Si j’ai un problème à un poste, je le demande à Kamara Ibrahim. Si je n’ai pas le niveau nécessaire, je me rabattrai sur le championnat ivoirien et c’est normal. Si j’ai deux éléments blessés sur un même côté que je n’ai pas de solution ailleurs, je prendrai un joueur dans le championnat en collaboration avec Kamara. Nous avons eu à parler de plusieurs joueurs qu’il fallait suivre. Mais vous imaginez le court terme que nous avons eu. Seulement quatre mois. J’ai vu plusieurs matches du championnat et je prends des informations partout. J’en ai même appelé quelques-uns à un moment donné. Je n’ai pas un problème particulier avec cela.

Êtes-vous mentalement prêt pour poursuivre avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire ?

Mentalement, je n’ai aucun problème. Je sais ce que nous sommes en train  de faire et ce qu’on veut faire. En outre, je m’en tiens au contrat qui me lie à mon employeur, la Fif.  Ce sont les dirigeants fédéraux qui doivent décider s’ils ont encore confiance en moi ou pas. Et après, je dirai si je veux poursuivre mais comment,  à quelle condition et dans quel environnement.  Je leur proposerai également une liste d&rs (...)

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