La crise postélectorale de 2010 est ''consécutive'' à celle de 2002, selon le général Détoh

  • Source: APA
  • Date: jeu. 09 nov. 2017
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Le général Détoh Létoh a fait savoir, jeudi, à la barre de la Cour pénale internationale (CPI) que s'il n'y avait pas eu la crise militaro-politique de 2002, ''on n'aurait pas eu la situation (crise postélectorale)'' de 2010.

Selon le général à la retraite qui témoignait par Vidéo conférence, la crise postélectorale de 2010 a bien ‘’un rapport’’ avec la crise militaro-politique déclenchée le 19 septembre 2002 en côte d’ivoire.

‘’S’il n’y avait pas eu la crise en 2002 on n’aurait pas eu cette situation en décembre 2010, elle est consécutive’’ a affirmé Détoh Létoh.

Ex-commandant de l’armée de terre (Comterre) au moment des faits, le général Détoh Létoh a fait allégeance au président Alassane Ouattara, début avril 2011, au Golf hôtel d’Abidjan pour que, a-t-il révélé mercredi, ‘’cesse la guerre’’, parce que l’armée régulière n’avait plus de ‘’munitions et les troupes étaient démotivées’’.

C’est désormais, à partir de ce complexe hôtelier, quartier général d’alors de l’actuel chef d’Etat ivoirien que le témoin a suivi l’évolution de la situation jusqu’à la chute du président Laurent Gbagbo, en jugement à la CPI, pour ‘’crimes de guerre et crimes contre l’humanité’’ en compagnie de son dernier ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé.

‘’ (…) j’ai participé à une réunion à l’Hôtel du golf avec deux officiers pilotes français (un amiral et un colonel-major) qui visait à attaquer l’ancien camp d'Akouédo (ndlr : le plus grand camp militaire du pays) par voie aérienne’’, a témoigné le général à la retraite depuis décembre 2016.

Il a expliqué à la Cour que ‘’ je leur ai dit que ce n’était pas une bonne option. Car dans ce camp et dans ses environs, il y avait beaucoup de civils et que ce n’était pas bien de frapper l’ancien camp. Finalement, ils ont bombardé le nouveau camp» a dit l’ancien Inspecteur général des Armées, ajoutant que ‘’tous les matins de 9h à 11h nous faisions le point de la situation sur le terrain’’.

Interrogé par la défense de M. Gbagbo, notamment Me Altit si le témoin n’a pas eu de pression ‘’vous demandant, par exemple, de coopérer avec le bureau du procureur lors des enquêtes’’, le témoin a répondu qu’il n’est pas ‘’un homme à corrompre’’. ‘’Si telle est votre pensée, vous vous trompez’’, a insisté Détoh Létoh.

La défense est revenue sur la ‘’tuerie des femmes’’ lors d’une marche  le 3 mars 2011 à Abobo, pour réclamer le départ de Laurent Gbagbo après les élections. 

Selon le t& (...)

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