Sit-in des ex-combattants de la Cellule 39 : Les forces de l'ordre sortent la grande artillerie, la manifestation ajournée


Le sit-in éclaté des ex-combattants démobilisés de la Cellule 39 n'a plus eu lieu sur l'ensemble du territoire comme prévu
  • Source: linfodrome.com
  • Date: jeu. 26 oct. 2017
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Ça aura été une tempête dans un verre d'eau, la grande manifestation lancée par les ex-combattants de la Cellule 39 depuis le dimanche passé. Le sit-in éclaté sur l'ensemble du territoire ivoirien n'a plus eu lieu.

A Korhogo où siègent les dirigeants de la Cellule 39, contrairement aux premières alertes données dans la matinée de ce jeudi 26 octobre 2017, il ne s’était passé grand’chose. Sauf que les forces de sécurité ont sorti la grande artillerie pour prévenir tout risque de désordre dans la cité du Poro. Le périmètre de la Préfecture, où les manifestants avaient prévu de se rendre, ainsi que les artères principales de la ville et les corridors ont été très tôt occupés par le dispositif déployé en vue d’empêcher la manifestation.  « Ce n’est pas nous qui avons érigé des barrages. Ce sont des barrages mis par les forces de l’ordre qui ont quadrillé la ville et la préfecture avec un dispositif très impressionnant », a précisé, ce jeudi soir, Issouf Ouattara dit ‘’El Diablo’’, leader de la Cellule 39 que nous avons eu au téléphone pour nous enquérir de la suite des événements.

Le même dispositif a été également observé dans la ville de Man et dans d’autres localités sensibles comme Bouaké, pour dissuader les manifestants.

Ces derniers, eux-mêmes, avaient déjà levé leur mot d’ordre selon le président de l’organisation des ex-combattants démobilisés. Il a ajouté que la manifestation programmée a été ajournée et reportée à une date ultérieure, le temps d’observer la réaction des autorités qui ont pu finalement rentrer en contact avec eux. Ses camarades et lui, fait-il savoir, ont réussi, depuis le mercredi soir, à rappeler leurs membres à l’apaisement après avoir rencontré des autorités militaires grâce à qui ils ont pu croiser le préfet de région et le chef de canton de Korhogo, Issa Coulibaly.  « On a croisé les chefs de terre, et ils nous ont demandés pardon, de sursoir à notre manifestation et qu’ils s’engageaient à voir le problème de leurs propres enfants se résoudre. Nous allons reporter notre mouvement. Parce que nous sommes dans une revendication que nous pensons très légitime que tout le monde sait.

Quand on voit que tout le territoire a été couvert par les forces de l’ordre et que le Conseil a évoqué la question sécuritaire des ex-combattants, nous savons que notre message a été entendu ».

‘’El Diablo’’ se réjouit que le dernier Conseil des ministres ait évoqué la question sécuritaire avec la situation des ex-combattants démobilisés de la Cellule 39. « Si on parle de nous au Conseil, c’est déjà intéressant. Mais, on parle de nous en comment ? En tant qu’adversaires ou pour résoudre notre problème ? », interroge le leader de la Cellule 39
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