Mutineries, relations avec Soro, alternance 2020, Gbagbo et la réconciliation,... : Amadou Gon Coulibaly dit ses vérités.
« Soro et moi, nous sommes amenés à travailler ensemble »
« Je suis un homme de devoir et de mission »


(Photo d'archives)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 12 juil. 2017
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Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, est l'interlocuteur du confrère Jeune Afrique, dans son édition parue depuis hier, dimanche 9 juillet 2017.

Dans un entretien accordé à ce confrère panafricain après plusieurs autres personnalités de l'échiquier politique ivoirien, le chef du gouvernement ivoirien a eu l'occasion de dire sa part de vérité sur plusieurs sujets liés à la vie politique en Côte d'Ivoire. Sans langue de bois, le successeur de Daniel Kablan Duncan à la Primature a fait un tour d'horizon des événements marquant l'actualité avec ses hôtes dans ses bureaux d'Abidjan. Amadou Gon Coulibaly a été amené à se prononcer sur les mutineries qui ont secoué la Côte d'Ivoire durant ses six premiers mois de gestion à la tête du gouvernement ivoirien. Le Premier ministre a tenu à ce que ces soulèvements de militaires soient circonscrits dans leur contexte. Ces mutineries, dira-t-il, concernent des faits du passé n'ayant rien à avoir avec la gestion des différents gouvernements qui se sont succédé depuis l'accession au pouvoir du président Ouattara en 2011.

Concernant les événements de mai dernier, a-t-il poursuivi toujours sur ce chapitre, tout est parti, « d'une dissension entre mutins » sur l'abandon ou non d'une partie de leurs revendications financières compte-tenu du contexte économique. « Certains pensaient qu'avec le retournement des cours du cacao, et les sacrifices consentis par les paysans, il était bon de se contenter du paiement des cinq premiers millions de FCfa sur les 12 millions de FCfa promis en janvier. D'autres ont estimé qu'ils devraient continuer à revendiquer la totalité de leur dû. Ce sont ces divergences qu se sont exprimées en mai », s'explique-t-il, révélant la décision du chef de l'Etat qui a opté pour un retour à l'accord initial trouvé avec les mutins en janvier, et portant sur le paiement de 12 millions de FCfa à chacun des manifestants.

Cette somme, a indiqué le Premier ministre, a été réglée en totalité. « Nous considérons que cette crise, d'ordre purement pécuniaire, est définitivement close », s'est empressé d'ajouter Amadou Gon Coulibaly, qui a justifié l'option choisie vers la fin par le président de la République et son gouvernement pour éviter l'affrontement entre militaires et « préserver la paix ». Ce, contrairement au ton de la fermeté adopté au départ. Le Premier ministre, qui rassure que son équipe travaille à solder toutes les questions militaires par une loi de programmation militaire, donnera son avis également sur la cache d'armes découverte au domicile de Bouaké du directeur du protocole du président de l'Assemblée nationale.

Une affaire pour laquelle des regards soupçonneux se tournent vers le chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro. « L'enquête gérée par le procureur de la République suit son cours. Dans notre pays, nul n'est au-dessus de la loi. Dès que nous aurons les résultats de ces investigations, des décisions de justice seront prises conformément au droit. En attendant, il ne sert à rien d'extrapoler », coupe net le chef du gouvernement ivoirien. Quid de ses relations avec Guillaume Soro dont on dit être en de mauvais termes avec lui ? Amadou Gon Coulibaly tranche : « Il est président de l'Assemblée nationale. Je suis Premier ministre. Nous sommes amenés à travailler ensemble pour la bonne exécution des affaires de l'Etat ».

Parti unifié et succession de Ouattara en 2020

Donnant son point de vue officiellement et pour la première fois sur la question d'une alternance en 2020 avec le Rdr réclamée par le Pdci-Rda, le haut dignitaire du parti au pouvoir estime que c'est une question qui concerne en premier lieu le chef de l'Etat et le président Henri Konan Bédié. Même s'il souhaite ne pas s'étendre là-dessus, Amadou Gon a tout de même partagé un peu de son sentiment personnel. «Je pense que nous devons renforcer le Rhdp (Rassemblement des Houphouëtistes, ndlr). Nous avons un passé, une vision et des combats communs. Nous avons partagé des moments difficiles et douloureux. Nous nous sommes présentés à plusieurs élections sous la même bannière, et nous devons aller vers un parti unifié. Je reste persuadé que quelles que soient les ambitions des uns et des autres, l'idée que nous nous faisons de notre pays est telle que toutes ces questions seront transcendées dans l'intérêt de tous les Ivoiriens », souligne l'ancien n° 3 du Rdr avec optimisme.

Qu'est-ce qui bloque alors la fusion du Pdci-Rda et du Rdr maintes fois annoncée ? « Il n'y a pas de blocage, en tout cas pas sur le fond. Il y a des discussions normales entre formations politiques et des travaux à mener, notamment sur les statuts ou le règlement intérieur du futur parti. Tout cela entre dans le cadre d'un processus normal qui se déroule étape par étape », réagit Amadou Gon Coulibaly. A la question de savoir s'il serait candidat en 2020, selon le vœu de ceux qui voient en lui le dauphin désigné par le président Ouattara, l'homme affublé du sobriquet de ''lion'' par ses militants, en raison de sa hargne au combat dans l'opposition à l'époque, préfèr (...)

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