Depuis Bouaké / Les ex-combattants de la cellule 39 menacent : « Nous allons prendre notre destin en main à partir du 20 avril 2017 »


(Photo d'archives)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: mer. 19 avr. 2017
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Mercredi 05 avril dernier, les ex-combattants de la « cellule 39 », dénomination tirée du préfixe de leur numéro matricule « 39 », avaient projeté une sortie musclée sur la capitale du centre aux fins de faire aboutir leurs revendications.

Lesquelles tiennent en quatre points majeurs: la reconnaissance sur tout le territoire ivoirien de la cellule 39 en tant qu'association dûment créée, la reconnaissance du grade de caporal attribué à chacun d'eux, l'intégration des plus jeunes dans l'armée, dans les corps para militaires et dans les régies financières, enfin et surtout, le versement de la prime de guerre,  dite prime « Ecomog » qui s'élève à 12 millions de francs Cfa par personne. Si cette bombe a pu être désamorcée pour la première fois, c’est grâce à la médiation de Touré Souleymane, conseiller du premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Las d’attendre la prise en compte de leurs revendications par la voie de la concertation, les ex-combattants de la cellule 39 veulent utiliser la manière forte pour se faire entendre. En tout cas, c’est ce qui ressort de leur rencontre tenue, ce lundi 17 avril 2017, au sous-quartier Saka-boh de Dar-Es-Salam à Bouaké. Au nom de ses pairs, Ouattara Abou, porte-parole adjoint de ladite cellule, a pris à témoin l’opinion nationale et internationale quant à l’allure musclée qu’ils veulent imprimer à leurs revendications. « Nous voulons interpeller l'opinion publique que trop c'est trop et que nous sommes fatigués d'être restés sur les carreaux. Nous disons que l'heure est grave. Nous allons prendre notre destin en main à partir du 20 avril 2017 si rien n'est fait pour résoudre nos revendications. S'ils veulent qu'ils nous anéantissent tous. Nous allons prendre la rue jusqu'à ce qu'on obtienne satisfaction. Et ceux qui viendront nous croiser dans la rue, à partir de ce moment, nous allons leur montrer que nous aussi savons manipuler les armes comme eux. Nous considérons cette semaine comme celle de la vie ou de la mort », a-t-il prévenu, sans détour.

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Mais pourquoi un tel revirement de situation alors que le conseiller du Premier ministre avait réussi à calmer les ardeurs ? Il ressort de leur intervention que c'est la dernière rencontre qu’ils ont eue avec le ministre des Transports, Amadou Koné, dimanche 16 avril 2017 à la mairie de Bouaké, qui a ravivé la tension. D’ailleurs, c’est ce que Touré Anderson, secrét (...)

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