Abidjan : Des individus à moto enlèvent des enfants !


(Photo d'illustration)
  • Source: linfodrome.com
  • Date: sam. 25 mars 2017
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Une situation inquiétante est en train de gagner plusieurs familles, à Abidjan la capitale économique de la Côte d'Ivoire. C'est que des rapts sont organisés par des hommes à moto.

Leur cible, des enfants qui sont quelquefois arrachés à leurs nounous ou leurs accompagnateurs, dans la rue. D’autres stratégies sont également utilisées par ces ravisseurs, pour ôter des mômes à leurs parents. La dernière « opération » remonte au mardi 21 mars 2017, dans le quartier d’Angré, à Cocody. Dans cette commune chic, dame K. A. est en compagnie de ses deux enfants. L’un âgé de six ans est sorti de l’école, et l’autre de onze mois, est accroché à elle.

Dans les environs du terrain de sport, à peine a-t-elle dépassé le feu tricolore que deux hommes à moto lui coupent brusquement la route. Elle n’a pas le temps de prendre des précautions, que le pilote crie « arrache vite l’enfant, on va partir ». Aussitôt, le co-pilote qui semble plus proche d’Amélie, tente d’arracher le bébé de onze mois, en le tirant par le bras. Certes tétanisée, la nourrice résiste et tient l’autre bras de l’enfant, pour empêcher le rapt. Pendant plus d’une minute, c’est un véritable « tire-tire » auquel le pauvre bébé est soumis.

Même les pleurs de ce frêle être humain, n’émeuvent pas les ravisseurs qui tiennent à l’emporter, coûte que coûte. La mère, à bout de souffle, est sauvée par une épingle de cheveux qu’elle retire et « plante » dans l’avant-bras du co-pilote qui lâche prise. Pour éviter d’attirer les regards, c’est en trombe que les ravisseurs démarrent et se faufilent entre les véhicules, dans les ruelles, pour finalement disparaître. Encore sous le choc, Amélie explique sa mésaventure. Il lui est conseillé de se rendre dans une officine pour se procurer de quoi éviter un bobo à l’enfant qui n’arrête plus de pleurnicher. Un sirop est prescrit pour faire baisser la température de l’enfant, et un massage est conseillé. De là, elle se rend au commissariat de Police du 22ème arrondissement pour déposer une plainte. Si cette dame a eu de la chance, ce n’est pas le cas de dame Alima, au quartier Houphouët-Boigny de Koumassi. « Depuis deux jours, nous sommes à la recherche du petit Amidou. Il était en train de jouer avec ses camarades, et des gens à moto sont venus lui dire de monter, afin de le déposer chez son papa garagiste. Ils sont partis, et plus rien », écrase-t-elle une larme, le mercredi 22 mars 2017.

Sur le sujet: linfodrome.com



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