Les pays veulent constituer un front contre la chute du cours du cacao (ICCO)


(Photo d'archive)
  • Source: AIP
  • Date: mer. 15 mars 2017
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Abidjan – Face à la chute du cours mondial du cacao, les pays producteurs de la fève envisagent de parler d’une même voix lors d’une rencontre prévue dans le cadre du conseil de l’Organisation international du cacao (ICCO) prévue du 24 au 28 avril à Abidjan.

Cette information a été délivrée mardi par le président de l’ICCO, Luis Valverde, au ministre ivoirien de l’Agriculture et du Développement Rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly.

Lors de la rencontre organisée au cabinet du ministre située à l’immeuble de la Caistab, au Plateau, en présence de membres des deux parties et des deux patrons du Conseil du café-cacao, M. Valverde a souligné que la réunion d’Abidjan va rassembler tous les pays producteurs de cacao d’Afrique et d’Amérique Latine, auxquels seront associés des pays consommateurs.

« Le cacao, au niveau mondial, est confronté à de grands objectifs. L’un de ces défis, c’est la question du prix », a fait observer le président de l’ICCO, tout en soulignant l’importance de ce produit tant pour la Côte d’Ivoire que pour son pays, l’Equateur.

D’après M. Valverde, la réunion d’Abidjan permettra aux acteurs dont les ministres des pays concernés, de plancher sur la chute continuelle du cours du cacao et de proposer des solutions pour le rehaussement; d’échanger sur le commerce à développer pour le futur du cacao mondial; d’envoyer le « message correct » au marché; d’évoquer les circonstances de fixation du prix ainsi que la renégociation de l’accord de l’ICCO afin de lui fournir les outils nécessaires pour coordonner l’objectif global.

Pour tout cela, M. Valverde a sollicité l’appui de la Côte d’Ivoire, premier pays producteur de fève de cacao avec plus de 1,7 million de tonnes représentant 40% de la production mondiale. Il a profité de l’occasion pour exprimer sa gratitude aux autorités pour avoir appuyé la relocalisation du siège de l’ICCO à Abidjan.

Pour sa part, le ministre Sangafowa Coulibaly, tout en se réjouissant de l’aboutissement de ce dossier de relocalisation entamé depuis 2001, a insisté sur les défis de l’économie cacaoyère.

Pour lui, ces questions doivent être regardées du point de vue de l’offre et de la demande ainsi que de la charge des pays producteurs. Il estime en outre nécessaire de stimuler la demande mondiale, de stimuler la production pour satisfaire les besoins de l’industrie, de stimuler la consommation des pays producteurs mais aussi en direction des pays émergents notamment la Chine et l’Inde.

cmas




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