Sextorsion : 3 maîtres chanteurs font une cinquantaine de victimes ivoiriennes

  • Source: PLCC
  • Date: vend. 17 fév. 2017
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Ils ne pourront plus sévir. Le 14 février 2017, IRIE TRA JUNIOR, OUATTARA ALASANE et SENIN ASSAMOI WILFRIED ont été déférés devant le Parquet d'Abidjan . En effet, ils seraient à la base d’environ 57 plaintes pour sextorsion (chantage à la vidéo) dont 50 des victimes sont ivoiriennes et 7 étrangères. Ils ont été interpellés par les agents de la PLCC.

Le scénario reste le même. Ces individus travaillant en bande, se faisaient passer pour des jeunes filles de type européen. Ils tissaient ensuite des relations intimes avec leurs "proies" avant de leur demander de se dénuder face à la webcam. S’en suit des menaces et des demandes d’argent, pour ne pas que ces images de nu, capturées à leur insu, se retrouvent sur internet. Un plan d’action bien conçu et finalement corroboré par les investigations menées par le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) de la Direction de l’Informatique et des Traces Technologiques (DITT) sur les éléments saisis, qui étaient en leur possession lors de leur interpellation.

De belles jeunes dames comme appât…

Manon Fournier, Oriane Groud, Murielle Dechou, Ingrind Gauthier, Oriane Bouletin, Christine Olsen, Nathalie Foulman, toutes de fausses identités sous lesquelles les 3 individus opéraient, faisant des victimes essentiellement des jeunes filles dont l’âge varie entre 17 et 50 ans.

Et de plus en plus de victimes ivoiriennes

Sur plus les 57 plaintes enregistrées impliquant les fausses identités et les numéros de téléphones utilisés par IRIE TRA JUNIOR, OUATTARA ALASANE et SENIN ASSAMOI Wilfried, 50 sont d’origine ivoirienne. Cela confirme un constat fait depuis 2015, où la PLCC enregistre globalement plus de 95% de victime vivant en Côte d'Ivoire sur l'ensemble des plaintes enregistrées. Interrogés sur leur pratique, les suspects interpellés ont reconnu avoir créé ces différents profils sur les réseaux sociaux. Ils ont confié qu’il était plus facile de faire des victimes ici en Afrique (Côte d’Ivoire), surtout chez les jeunes filles.

La PLCC vous invite donc à la prudence en réitérant ce conseil de base :

EVITEZ DE FAIRE DES PHOTOS OU DES FILMS DE VOUS, DÉNUDÉ OU A CARACTERE SEXEUEL. CAR VOUS N'AVEZ AUCUN CONTROL SUR L'USAGE FUTUR DE CES IMAGES COMPROMETTANTES.




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