Renouvellement des licences des 3 opérateurs mobile : L'État empoche un acompte de 175 milliards sur 300 milliards de Fcfa


Le ministre Bruno Koné a apporté des éclairages sur l'évolution du secteur des Tic en Côte d'Ivoire (Photo DR)
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 19 oct. 2016
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En décembre 2015, le processus de renouvellement des licences des 3 opérateurs de téléphonie mobile restés sur le marché après le retrait des 4 autres a certes permis d'optimiser les ressources spectrales, mais il aura surtout permis à l'État ivoirien de renflouer quelque peu ses caisses.

Cette opération a en effet coûté la bagatelle de 300 milliards de Fcfa aux opérateurs mobile, à raison de 100 milliards de Fcfa la licence par opérateur, pour une durée de 15 ans.

Sur les 300 milliards, l’État a encaissé immédiatement 175 milliards de Fcfa. C'est le ministre de l'Economie numérique et de la poste, Bruno Nabagné Koné, qui a donné ces chiffres lundi 17 octobre, au cours d'une conférence de presse qu'il a animée dans un hôtel du Plateau, sur les impacts et les rétombées des Tic sur la population ivoirienne. Il a confié que le renouvellement des licences fait partie d'un plan de consolidation ''à pas forcés'' du marché autorisé par le gouvernement, à travers une batterie d'actions. A savoir l'autorisation de la fusion de deux licences de téléphonie fixe avec des opérateurs de téléphonie mobile, le retrait des licences des 4 opérateurs jugés défaillants au regard de leurs engagements contractuels, l'octroi d'une 4e licence à un nouvel opérateur, et le renouvellement des licences aux 3 opérateurs en activité  et en règle vis-à-vis de l’État.

Bruno Koné a souligné que le marché de la téléphonie mobile aujourd'hui, c'est 100 % de taux de pénétration, 20 ans d'aĝe et une concurrence de niveau international. Ces conditions actuelles du marché imposent à l’État et au Régulateur, une approche spécifique en termes d'objectifs et de charges à imposer à l'opérateur sélectionné.

Le porte-parole du gouvernement s'est, en tout cas, réjoui du foisonnement d'initiatives privées dans le secteur des Tic et surtout l'appropriation de plus en plus forte de ces technologies par les populations. « Cela aide, sans doute, à la création de richesses, améliore la performance des entreprises, renforce les capacités de l’État et contribue directement ou indirectement au bien-être des populations », a-t-il noté.


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