Déclaration du FPI suite à la grogne sociale relative à l'ajustement tarifaire du kilowatt heure d'électricité et à la gréve à l'université FHB d'Abidjan


Agnès Monnet, Secrétaire Générale du FPI. (Photo d'archives)
  • Source: FPI
  • Date: jeu. 21 juil. 2016
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Le 1er mai 2016, lors de la commémoration de la fête du travail, le Président de la République avait, comme toujours, fait des promesses aux populations ivoiriennes en vue de régler leurs nombreux problèmes.

Ainsi, s'agissant de l'électricité, avait-il annoncé «J'ai décidé de l'annulation pure et simple de l'augmentation de Janvier 2016. Les factures seront corrigées et le trop perçu sera rendu à tous les abonnés. J'invite donc la CIE à réparer cette injustice...». 

Malheureusement, coutumier du fait, les populations ont été encore abusées. 

Alors qu'elles attendaient une baisse du montant de leur facture d'électricité, elles ont plutôt eu droit à une hausse significative de celle-ci.

C'est ce qui explique les manifestations de colère contre, notamment, les agences de la CIE à Bouaké, Yamoussoukro, Sinfra, Daloa et les dégâts matériels subséquents.

Ainsi, incapable de résoudre les nombreux problèmes auxquels sont déjà confrontés les populations, le gouvernement en rajoute-t-il davantage. 

En effet, tant en ce qui concerne la hausse des tarifs de l'électricité que la crise actuelle à l'université FHB d'Abidjan, qui, elle, a à ce jour enregistré une centaine d'arrestations et des voies de fait sur de nombreux étudiants, dont le tragique décès le 17 Juin 2016 de l'étudiant Roland Allaba, mortellement percuté par un véhicule de la police, elles résultent toutes de promesses mensongères non tenues par le Chef de l'Etat et son Gouvernement, qui, part ailleurs viennent en conseil des ministres du 20 juillet 2016 de prendre une série de mesures liberticides et de nature à alimenter la grogne dans les universités du pays.

A cet égard, le FPI rappelle au Gouvernement que l'usage systématique de la violence et de la répression ne sont pas la solution aux graves crises qui minent notre pays mais traduisent plutôt son échec et son incapacité à trouver des solutions durables à celles-ci. 

En conséquence de tout ce qui précède, le FPI

- condamne les violences et les arrestations arbitraires dans les cités universitaires.

- dénonce les mesures de suspension des syndicats et le déploiement sur le campus de l'armée et des forces de l'ordre. 

- demande la libération sans immédiate et sans délai des étudiants interpellés et incarcérés dans le cadre de la crise des universités. 

- exige du Chef de l'Etat qu'il tienne, pour une fois, ses engagements en annulant, sans délai, comme il l'a affirmé, la hausse des tarifs d'électricité.

- assure les organisations syndicales et de consommateurs de son entière solidarité et son engagement à lutter à leurs côtés contre ces flagrantes injustices et graves violations des droits de l'homme. 


Fait à Abidjan, le 20 juillet 2016 

Agnes Monnet 

SG du FPI




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