Polémique sur le mécontentement des Ivoiriens sur les réseaux sociaux : Koné Bruno recadre les choses


(Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 27 avr. 2016
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Depuis son traditionnel point presse après le conseil de ministres du mercredi 20 avril dernier, le ministre Bruno Nabagné Koné, ministre de l'Économie numérique et de la poste et porte-parole du gouvernement, est au centre d'une polémique dont il se serait bien passé.

En effet, commentant le ''mécontentement'' des populations sur la cherté de la vie et autres, dont les réseaux sociaux (Facebook notamment) sont devenus de véritables relais, il a été prêté au porte-parole du gouvernement la volonté de restreindre ces plaintes à 200 personnes ''seulement'' sur Facebook, comme pour mépriser le chiffre pas très élevé de plaignants, évacuant ainsi le vrai fond de la plainte qui concerne les factures d'électricité et d'eau passées du simple au double pour certains consommateurs. C'est à un véritable ''déferlement'' que le ministre Koné a dû faire face pour ces propos à lui prêtés. Dans une note transmise aux médias, il a bien voulu éclaircir ses idées. «Oui, j’ai effectivement  parlé de ‘’100 à 200 personnes qui commentent l’actualité ivoirienne’’. Peut-être aurais-je dû préciser ‘’…qui commentent régulièrement l’actualité ivoirienne’’, parce que mon propos, en l’espèce, ne concernait évidemment que ceux qui, par leurs écrits et interventions, façonnent l’opinion, les blogueurs, les cyber activistes, les chroniqueurs politiques sur le net, etc.  Je connais évidemment les chiffres d’internautes, de facebookers… en Côte d’Ivoire, là n’est pas la question, et je n’ai jamais imaginé que certains iraient jusqu’à me faire dire  ‘’qu’il n’y a que 200 mécontents en Côte d’Ivoire’’», a-t-il précisé pour situer le sujet de son intervention. «S’agissant de la surreprésentation des mécontentements sur les réseaux, je ne dis rien que ne connaissent tous ceux qui ont travaillé sur le sujet... Le dire n’est aucunement mépriser ceux qui se plaignent ou minimiser la souffrance que beaucoup subissent, loin s’en faut», complétera-t-il, comme pour dire qu'il ne se moque pas des souffrances des Ivoiriens. Sur le fond de la question, le porte-parole du gouvernement a tenu à être clair. «Oui, sans démagogie, sans faire de politique politicienne, et en conscience, je le redis ici, c’est une erreur de penser que ‘’rien ne va’’. Nous pourrions passer des heures à rappeler tous les changements qualitatifs que notre pays connaît depuis 2011, même si cela ne sera réellement entendu que par ceux qui le veulent bien. Je ne suis pas en train de dire que tout est parfait, que tout va bien, et je n’ai pas la naïveté de le penser. D’ailleurs, je ne connais pas un seul pays au monde où c’est le cas», avouera-t-il, préci (...)

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