Gratuité des soins : Des populations se soulèvent à Yopougon
Un centre de santé paralysé


Les femmes ont manifesté leur mécontentement
  • Source: Soir Info
  • Date: vend. 01 avr. 2016
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«Accouchement gratuit, on veut plus payer». C'est en partie ce qu'on pouvait lire sur les pancartes de manifestants, notamment des femmes révoltées, rassemblées devant la Formation sanitaire urbaine à base communautaire (Fsucom) de Yopougon Andokoi, le mercredi 30 mars 2016.

Les activités dans ce centre de santé étaient alors paralysées. «Il y a une semaine, j’étais en travail. Quand je suis arrivée, les agents m’ont demandé 30 000 francs Cfa avant de me toucher. Mon mari est allé chercher l’argent à la maison, et les choses se sont bien passées. Après, nous avons payé 1000 francs Cfa pour le vaccin», a témoigné C. Bintou, son bébé en main. Une autre, K. Mariam, a soutenu avoir déboursé 20 000 francs Cfa avant d’être délivrée, le 12 juillet 2015. De son côté, c’est le 10 mars de cette année que Mme N’guessan  est arrivée à la formation sanitaire, pensant accoucher normalement. «Il m’a été demandé 20 000 francs Cfa. Après, j’ai appris que c’était une fausse couche. Ils ont extrait le foetus et ils l’ont mis dans un sachet qu’ils m’ont remis. Je suis rentrée avec ça à la maison. Les médicaments sur l’ordonnance m’ont coûté 14 000 francs Cfa», nous a-t-elle confié, dans le feu de l’action de la manifestation. Bamba T. a versé, à en croire ses propos, 30 000 francs Cfa avant d’accoucher, il y a deux semaines. B. Fatou a, à son tour, eu un peu plus de chance. Elle a payé 15 000 francs Cfa, en décembre dernier. Toutes ont relevé le fait que c’est de l’argent versé au noir parce que les reçus n’étaient pas délivrés. Par ailleurs, le reste des gants et du savon ne leur est pas rendu. Pour faire baisser la tension, le commissaire de Police du 23ème arrondissement, dans le village, a appelé les responsables des meneurs à se rendre à la table de discussion, dans ses locaux. Ce qu’ils ont fait. Là-bas, il leur a signifié sa désapprobation de la manifestation qui aurait pu compliquer les états de santé des malades. Par la suite, le commissaire de Police leur a conseillé d’utiliser les voies légales d’expression, à savoir la saisine de la Justice. «Nous avons adressé des courriers au président du conseil d’administration, pour en savoir davantage mais il n’a pas daigné nous répondre. C’était donc notre seul moyen d’expression pour qu’il (...)

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