Affrontement sanglant à la MACA, samedi : Comment Yacou le Chinois a été tué


Yacou le Chinois a définitivement quitté la terre des vivants. (Photo d'archives)
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 23 fév. 2016
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Les détenus à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), au nord de Yopougon, se sont mutinés, le samedi 20 février 2016. Au bout du compte, les échanges de tirs ont fait une dizaine de morts dont Yacou le Chinois et un garde pénitentiaire. De nombreux blessés ont été enregistrés.

Samedi 20 février 2016, Maisond'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Il est un peu moins de 9h. Les gardes pénitentiaires, selon nos sources, viennent de détruire des fumoirs, derrière le bâtiment C réservé aux redoutables bandits. A l'origine  des faits, un ex-détenu nommé  Sanogo Z. M. avait remis la somme de 60 000 francs Cfa à un agent qui devrait lui fournir de la drogue à Yopougon Siporex. Le régisseur informé, tend une embuscade à Sanogo. Arrêté, il est déféré devant le parquet qui le fait conduire à la Maca. Mais une fois là, celui-ci refuse les formalités d'entrée au pénitencier, ce jour. Non content du trafic découvert et de la destruction du fumoir, un groupe de détenus se déporte vers le greffe, et se met à lapider les agents. Dans le même temps, Coulibaly Yacouba alias Yacou le Chinois prend un chemin détourné en passant derrière le bâtiment des assimilés, et fait son apparition dans la cour où se trouvent des centaines de prisonniers. Il porte un gilet par-balles, une kalachnikov dans le dos, une autre dans la main, et deux pistolets automatiques à gauche et à droite, sans compter les munitions. En plus de son armement de guerre, Yacou le Chinois, pour se donner toutes les chances de réussir son plan, se fait  couvrir par un féticheur, un éclaireur qui fait des signes incantatoires. Il se met à libérer des tirs, en direction des gardes pénitentiaires, encadré de cinq de ses lieutenants armés de kalachnikov. C'est la débandade. ''Les assimilés'' vont se barricader à double tour. Les gardes se rendent compte, en ce moment qu'il s'agit d'une mutinerie.  Il est demandé aux visiteurs, en ce jour de communiqué, de sortir, le plus rapidement possible. Ce qui est fait, en une fraction de seconde. Le déluge de feux atteint déjà les logements des agents, à 500 mètres, en face de la prison. C'est également ici, la débandade.  Des familles de gardes pénitentiaires vident les maisons. Dans le pénitencier, Yacou le Chinois tire  sans sourciller, dans tous les sens.  Il se heurte tout de même à la riposte des agents.  Mais celle-ci n'est pas à la dimension de la détermination des détenus parce que les gardes pénitentiaires sont nombreux à ne pas avoir d'armes depuis la crise post-électorale de 2010. Ils tentent, tant bien que mal, de se défendre. Les munitions commencent à se raréfier.

 

Affrontement policiers-gardes...

Les gardes pénitentiaires crient à l'aide. Mais les policiers à l'entrée ne répondent pas. Un affrontement manque de peu de se produire entre les deux corps. Pendant ce temps, sept gardes  sont grièvement atteints. Ils sont évacués au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Yopougon. Les minutes qui suivent, comme une traînée de poudre, l'information de la mort à l'hôpital de Ouattara Mory (faisant partie des 2000 gardes recrutés après la crise post-électorale, père de deux enfants dont le plus petit est âgé de 6 mois) se répand. Les gardes reçoivent les renforts des Compagnies républicaines de sécurité (Crs), des Force (...)

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