Écoutes téléphoniques entre Soro et Bassolé / Isaac Zida revient à la charge : « Comment nous avons obtenu ces écoutes »
« On a acheté ces outils avec l'argent du contribuable burkinabé »


Le Premier ministre Zida était face à la presse, dimanche, à Ouaga.
  • Source: Soir Info
  • Date: mar. 29 déc. 2015
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Isaac Zida est revenu sur le sujet des écoutes téléphoniques entre le Général Djibrill Bassolé et le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, par la force des questions des journalistes. Et il ne s'est pas dédit sur leur authenticité. Au contraire, il ajoute d'autres informations quant aux moyens qui ont été utilisés pour ces écoutes : «C'est authentique parce que nous avons obtenu ces écoutes à partir de moyens techniques et scientifiques. Pourquoi quand Angela Merkel dit que Obama l'écoute vous ne dites pas que c'est faux ? On a acheté ces outils avec l'argent du contribuable burkinabè, c'est pour que ça serve à sa sécurité ». Sur un autre plan, interrogé quant à ses relations avec certaines Organisations de la société civile (Osc) qu'il financerait pour le soutenir, Isaac Zida a précisé qu'il n'a connu ces Osc que le 30 octobre 2014 au sein de l'état-major des armées, avant d'aller déclarer que le président Compaoré démissionnait. « Qui les finançait en ce temps ?», a demandé Zida en souhaitant que le niveau du débat soit élevé.

Pour le reste, à savoir le bilan de la transition, il estime que l'exécutif a fait ce dont il était capable (il fait la confidence qu'il a des trous de mémoire après avoir passé « 13 mois sans week-end » à la tête de l'exécutif) et a fait de son mieux pour laisser aux nouveaux gouvernants, un pays assez bien en point. Un audit de la transition ? Isaac Zida n'y voit aucun inconvénient, d'autant plus qu'à son arrivée, il a réclamé cela pour les départements ministériels du régime de Blaise Compaoré.

« Je suis très favorable, et je pense que c'est même incontournable. Il est inadmissible que l'Autorité supérieure de contrôle d'Etat passe sans faire l'audit de la transition. Nous encourageons fortement cet audit ».

Et si jamais il était mêlé à un dossier judiciaire, « c'est avec plaisir » qu'il ira répondre devant la justice. En at (...)

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