Crise post-électorale / Un ex-ministre sénégalais fait de graves révélations : « Voici pourquoi et comment Jacob N'Zuma a lâché Gbagbo » - « Le rôle que nous avons joué »


(Photo d'archives)
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 29 juil. 2015
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L'ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Cheikh Tidiane Gadio, est connu pour avoir été le médiateur qui s'est rendu, le 17 octobre 2002 à Bouaké, capitale de l'ex-rébellion, après le coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002.

Il s'y était rendu pour négocier un cessez-le-feu entre les deux forces belligérantes d'alors, à savoir l'ex-rebellion et l'armée régulière. Il a suivi de près le dossier ivoirien. Le samedi 25 juillet 2015, Cheikh Tidiane Gadio était à Paris (France) où il a parlé de la crise ivoirienne au cours d'une communication sur le thème : « Etat de droit, paix, sécurité et relations internationales ». C'était à l'occasion d'une conférence internationale organisée par la plate-forme associative Convergence 2020. Le thème central était : « La gouvernance Ouattara à l'épreuve des enjeux économiques et des exigences démocratiques en Côte d'Ivoire ».

Le conférencier n'a pas manqué de saluer, à cet effet, les qualités du président Alassane Ouattara qui, a-t-il dit, a redonné à la Côte d'Ivoire son leadership dans la sous-région ouest-africaine. Ce fut surtout l'occasion pour lui de faire quelques révélations sur la crise post-électorale, au bout duquel l'actuel numéro 1 ivoirien a accédé au pouvoir. « En 2010, je dois saluer la contribution des frères d'Afrique australe qui sont venus nous voir à Dakar pour dire qu'il faut qu'on fasse quelque chose pour la Côte d'Ivoire. Et on s'est rendu en Afrique australe pour voir des chefs d'Etat, pour leur dire de ne pas intervenir en Côte d'Ivoire », a-t-il dit d'entrée, avant de révéler : « Certains d'entre ces chefs d'Etat étaient très engagés avec armes et finances. Nous leur avons demandé de ne pas le faire ». Il poursuivra pour dire : « Nous sommes allés voir le président Jacob N'Zuma pour lui demander d'aller aider la Côte d'Ivoire, plutôt que de prendre position. Puisqu'il était sur le point de reconnaître un camp, le camp qui était encore au pouvoir (celui du président Gbagbo, ndlr), et nous lui avons dit que c'était une grave erreur historique et que ça lui enlèv (...)

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