Reportage / Grippe aviaire : Ce qui se passe dans des fermes et points de vente de volailles - Les conditions d'hygiène déplorées - Le sable comme moyen de prévention des épizooties


(Photo d'archives pour illustrer l'article)
  • Source: Soir Info
  • Date: jeu. 09 juil. 2015
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La découverte d'un foyer de grippe aviaire dans une basse-cour à Bouaké a fait resurgir le spectre de cette maladie.

Samedi 27 juin 2015, au grand marché de Koumassi, malgré l'ambiance des jours ordinaires avec les étalages achalandés et les bousculades chez des consommateurs occupés à faire des provisions, l'inquiétude était perceptible chez les vendeurs de volailles (poulets, pintades, et autres). Les assurances du ministre des Ressources animales et halieutiques n'ont apparemment rien dissipé. Celui-ci, en vue de freiner la propagation de cette zoonose en terre ivoirienne, 9 ans après la première épidémie déclarée en 2006, a pris des mesures urgentes, notamment l'interdiction jusqu'à nouvel ordre de toute importation, commercialisation et distribution d'oiseaux vivants, de viandes de volailles, de poussins d'un jour, d'œufs à couver, d'ovoproduits et de plumes originaires du Burkina-Faso et du Niger par arrêté interministériel, le 11 mai 2015. Malgré l'inquiétude ambiante, certains vendeurs veulent s'agripper à cette décision ministérielle pour espérer voir éradiquer le mal.

«Nous saluons les efforts du gouvernement à tout mettre en oeuvre pour freiner la propagation du virus en terre ivoirienne», se réjouit Kiébré Tibo Rasmané, Pca de la Coopérative des vendeurs de volailles au grand marché de Koumassi. « N'empêche que chacun y mette du sien pour l'accompagner dans cette mission visant la sécurité alimentaire parce que nous sommes conscients des risques d'exposition aux maladies dans l'exercice de notre profession'', précise Kiébré. «Après la vente de nos poulets, je prends la peine de laver et désinfecter toutes les cages et au même moment afin d'éviter des poches de microbes», a-t-il expliqué.

Dans ce marché, des consignes sont données aux acteurs. «Nous avons interdit à tous les vendeurs de dormir sur les cages parce pendant le sommeil on respire beaucoup et peut inhaler les odeurs provenant de cages C'est dangereux pour la santé», fait-il remarquer. Un autre d'ajouter: «Il est également interdit de manger dans le marché, et de rentrer chez avec nos tenues de travail». Les mesures diffèrent presque d'un site à un autre.

L'ensemble des marchés à volailles du district d'Abidjan est estimé à 53. On compte notamment 14 à Yopougon, 2 à Marcory et 3 à Treichville, 4 à Koumassi. Du côté de l'abattoir de Port-Bouët, un travail remarquable est également fait par les fermiers. Certains d'entre-eux, notamment Adama Sanogo, Zerbo Zakaria et Sinan Youssouf, à l'instar de leurs camarades des autres communes du district d'Abidjan, mettent l'accent sur l'hygiène à travers le nettoyage régulier des déchets de leurs bêtes. Sur ce point de vente, une dizaine de cages est disposée, l'une à côté de l'autre. A l'intérieur, sur les planchers, recouverts de sable blanc fin, sont parqués des poulets. Il y a peu d'excréments dans la plupart des cages. Ces vendeurs expliquent leur technique. « Nous remplaçons le sable dans les cages, 2 fois par jour», confie Adama Sawadogo. «Nous achetons le sac de 50 kg de sable à 2000 Fcfa. A cela, on ajoute des produits désinfectants pour le nettoyage», ajoute-t-il. Ils sont aussi regardants sur certains aspects, pour disent-ils, être sûrs de contribuer à la bonne santé des consommateurs. «Nous avons un registre pour veiller à la traçabilité des volailles qui arrivent des grandes fermes. Nous notons le nombre de bêtes livrées, la situation géographique de la ferme d'origine, la mortalité pendant la livraison et après la livraison, la race de la volaille, etc», fait savoir Sibri, au marché de poulets de Port-Bouët.

Moumouni à Treichville dira que toutes ces informations sont reversées aux services vétérinaires qui sont saisis pour des analyses et pour leur faciliter la tâche en cas de mortalité. «Pour le moment, les cas de mortalité enregistrés sont dus à des problèmes respiratoires concernant les poulets de chair, et de ponte pour ce qui est de la race des pondeuses», rassurent plusieurs éleveurs dans différentes communes. Dans les grandes fermes situées dans les zones de Bingerville, Modeste (route de Grand-Bassam), Abobo-N'dotré (route d'Anyama) ou ailleurs, la rigueur est également de mise sur l'entretien et l'hygiène des bâtiments et les soins des volailles. Le suivi est assuré par des techniciens avicoles et des vétérinaires. «L'enlèvement des volailles des fermes se fait sous contrôle vétérinaire pour (...)

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