Audition de Odette Lorougnon au palais de justice : C'était chaud hier, au Plateau - Des militants du FPI et des policiers se bagarrent au tribunal


Les policiers chassant les militants du Fpi du palais de justice d'Abidjan.
  • Source: L'Inter
  • Date: mer. 08 avr. 2015
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Le palais de justice d'Abidjan-Plateau a connu une ambiance particulièrement surchauffée hier mardi 7 mars 2015, entre 11h 50 et 13h. L'audition de Marie-Odette Lorougnon, une dignitaire du Front populaire ivoirien, qui s'y tenait, en a été la cause.

Quelques dizaines de militants de son parti, venus lui apporter leur soutien, ont été gazés, poursuivis et arrêtés par les forces de l'ordre. D'autres ont été brutalisés, à l'image d'une dame qui se tordait de douleurs, le haut du vêtement mis en lambeaux, des égratignures sur les pieds et le bras droit. Les autres usagers du tribunal d'Abidjan, les vendeurs et les transporteurs dans les environs, ont dû subir les conséquences de la répression contre les partisans de Laurent Gbagbo engagée par les policiers. Ils n'ont pas été épargnés par le gaz lacrymogène largué par les forces de l'ordre pour disperser la foule. Les artères qui mènent au tribunal sont restées coupées et les automobilistes sommés de faire demi-tour.

Dans les gazons près du marché du Centre de commerce international d'Abidjan (Ccia) qui abrite les services de la Banque africaine de développement (Bad), des militants et des policiers se tiraillent. Les forces de l'ordre appellent du renfort. Pour dissuader les manifestants, un tir de lacrymogène part d'un agent, tonnant dans le ciel comme une bombe larguée sous la chaleur ardente du soleil de plomb. Les policiers accourent à l'aide de leurs camarades. Un militant est pris et jeté dans un des cargos. Plusieurs autres sont arrêtés par la suite. Après ces moments de tension, le calme revient dans les environs du palais de justice. Les choses se remettent en ordre. Tout fonctionne désormais comme si rien ne s'était passé. Dans la même ambiance que dans la matinée, où tout était calme après l'arrivée de Marie-Odette Lorougnon à 9h, de la préfecture de police où elle a passé le week-end pascal, depuis son arrestation devant le siège du quotidien Notre Voie. Malgré la présence des pro-Gbagbo dans la salle des ''Pas perdus'' du palais, le silence était d'ordinaire, au point où des usagers du tribunal se demandaient bien ce qui se passait dans le prétoire, quand l'atmosphère a commencé à se chauffer, vers midi.

À notre arrivée sur l (...)

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