Affaire ''Des réseaux pour aider les femmes à tromper leurs maris'' / Accusés de pousser leurs femmes dans les bras des ''petits pompiers'', des maris indignés réagissent : « C'est un faux procès ! Voici pourquoi... »


Ce ‘’fléau’’ contraint l’homme à endosser la responsabilité de la réussite ou de l’échec
  • Source: Soir Info
  • Date: jeu. 27 nov. 2014
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Le sujet était trop sensible pour éviter le choc en retour ! Entendre de ''bonnes dames'' accuser leurs maris d'être à la base de leurs infidélités aurait violemment heurté le bon sens de nombre de lecteurs. Qui se sont sentis le devoir de nous contacter illico. Pour dire leur part de vérité. La virilité (bien) en bandoulière. Dossier ouvert à chaud…

La dernière fois qu'il a eu l'envie et s'est envolé pour le 7ème ciel porté par le doux ‘'assenceur'' de sa femme ? Au bout du fil, K. Adolphe, « la cinquantaine passée et bien portante », selon ses propres termes, marque une pause qui semble durer une éternité : il ne s'en souvient même plus ! Mariés depuis plus de vingt ans, heureux père de quatre grands enfants, l'homme a vu leur sexualité (à son épouse et lui) s'éteindre, petit à petit, au fil des ans. Ce qui ne les empêche pas, lui et (apparemment) son épouse, d'être heureux ensemble. Refusant de faire de cette ‘'mort du sexe'' dans leur couple un « problème d'Etat »… Sauf que, pour K. Adolphe, comme pour tous les autres lecteurs qui se sont sentis « interpellés et indignés» par les accusations des ‘'bonnes dames'' qui ont justifié leur choix des ‘'connections'' extra-conjugales en pointant le peu d'intérêt (sexuel) que leur vouent leurs maris (Soir Info des 20 et 21 novembre 2014), « les choses ne sont pas aussi simples…».

Et K. Adolphe s'en souvient : il y a un peu plus de deux ans, son épouse et lui avaient décidé de s'offrir un ‘'hors d'œuvre'' « dans un bon hôtel… histoire de pimenter un peu [leur] sexualité ». Ce soir-là, toutes les conditions étaient réunies. Monsieur avait réservé une chambre d'hôtel telle que Madame et lui en rêvaient : un grand lit de trois places très moelleux, split réglé à la température idéale, éclairage tamisé, avec au mur un grand miroir dans lequel ils aimeraient bien se regarder... en action. « L'idée venait de madame. Elle m'avait dit : “Et si on fêtait, à notre manière, la réussite de notre dernière au concours de l'INFAS (Institut national de formation des agents de santé : Ndlr) ?''». Lorsque le soir, après les courses, Madame arrive à l'hôtel, Monsieur est déjà dans l'ambiance. Avec une bouteille de champagne et deux coupes. La nuit s'annonçait explosive. « J'avais très envie de ma femme, je le lui ai dit… Mais [ô rage !] rien ne s'est passé comme prévu… J'ai eu une panne… » K. Adolphe ne s'en est toujours pas remis. « Mais pour autant, je ne vais quand même pas me ruer sur ces ‘'remontants'' (aphrodisiaques : Ndlr) qui pullulent sur le marché partout, c'est risqué avec mon âge !… De là à ce que Madame court se jeter dans les bras d'un ‘'petit pompier'', je crois que c'est un peu léger comme motif. Tout est question de franche dialogue entre la femme et son homme et on peut trouver bien d'autres façons de faire plaisir à une femme, non ?», interoge-t-il, la voix chargée d'indignation.

 

Des écrans tactiles d'érections ?

Pour G. Séraphin, 38 ans, informaticien, marié à « une merveilleuse femme depuis 3 ans », il faut que les femmes comprennent ceci : « Les hommes ne sont pas des écrans tactiles d'érections toutes faites. Nous ne sommes pas programmés pour avoir une érection mécanique en tout temps et en tout lieu ! ». Puis l'informaticien de poursuivre : « Depuis la naissance de notre fille qui aura un an le 24 décembre prochain, j'ai de moins en moins envie de ma femme. Autrement dit, elle ne m'excite plus vraiment », se lamente-il presque. « Pourtant, au lit, elle fait vraiment tout pour me mettre à l'aise. Elle se fait toujours belle et porte des vêtements sexy comme j'aime, tout juste pour que ça se passe bien. Mais depuis son accouchement, chaque fois, au début, ça marche, mais après quelques secondes, même pas deux minutes d'action, ça foire et je perds mon érection. Pourtant, elle me plait toujours, même si elle a pris un peu de poids avec l'accouchement. Je n'ai pas de problèmes d'érections et je n'ai pas envie de voir un médecin pour ce genre de chose. Donc, ma femme et moi, nous avons parlé. Nous avons commencé à tester de nouveaux trucs, des films X, changement de cadre, laisser un peu le sacro-saint lit se réposer… Les accusations de ces ‘'bonnes dames'' quant à leurs maris qui les délaissent est bien réel. Mais, à partir du moment où elles optent pour les ‘'petits pompiers'', c'est un faux procès, franchement…Il suffit parfois d'un tout petit changement et ça relance la machine », soutient-il. Sans se départir de son ton indigné pour autant.

 

Moins on le fait ...

En effet, souvent, c'est après un accouchement, la perte d'un être cher (parent ou enfant) ou même d'un boulot que les couples voient leurs étreintes se raréfier, jusqu'à disparaître totalement du menu conjugal. Et cela arrive d'autant plus ‘'naturellement'' que, selon les spécialistes du domaine, moins on fait l'amour, moins l'envie est là, puisque la pulsion sexuelle s'autoalimente, un peu à la façon d'une batterie. A ce propos, S. Djofolo, 44 ans, père de trois enfants, professeur dans une grande école à Cocody, s'est voulu assez pédagogique : « A force de prétexter des migraines pour refuser les rapports sexuels, les femmes finissent souvent par contaminer leurs maris ! Il ne s'agit pas de troubles de l'érection, non ! Il s'agit plutôt de pannes de désir. Ou du moins, de désir de la personne avec qui on est depuis un moment déjà. Moi, cela va faire 18 ans que je suis avec ma femme, mais c'est depuis 2012 que j'ai commencé à perdre tout désir sexuel pour elle… Alors que lorsque je tente des aventures, je retrouve tous mes sens et sensations», confie l'enseignant. « Ce n'est pas ainsi que je nous voyais vieillir, mais bon… J'aime trop ma femme et tout ce que nous avons construit ces quinze dernières années pour tout abandonner au motif qu'elle ne m'excite plus», lâche-t-il.

 

Que faites-vous pour "inspirer" monsieur ?

A suivre l'enseignant, cette ‘'mort du sexe'' se serait glissée dans leur lit conjugal, insidieusement, avec le temps, les accouchements et un certain ‘'laisser aller'' dont il se plaignait souvent chez madame. «Mais chaque fois, ça finissait en dispute. Elle estime que je suis trop exigeant, qu'elle n'est pas une ‘'salope'' et tout… Tout cela a fini par me traumatiser, j'ai donc cessé de me plaindre. Donc, c'est trop facile de dire : ‘'Mon mari est devenu comme mon co-locataire, donc, je m'attrape un ‘'petit pompier'' et le tour est joué'', non ! C'est une fausse piste ! Les ‘'petits pompiers'' ont le beau rôle parce que justement, ils ne vivent pas avec ces ‘'bonne dames''. Donc, ils ne sont pas sous l'effet de l'usure du temps. J'espère qu'ils seront toujours aussi performants avec leurs compagnes à la maison… Il faut décider ou accepter de parler franchement avec son mari pour voir comment mettre un peu de piment dans votre intimité. Et justement, à ce sujet, je me pose la question : qu'ont fait ces femmes de leur côté pour que monsieur soit toujours ‘'inspiré'' ou retrouve sa vigeur ? », s'insurge l'homme.

En effet, quand le désir n'est plus au rendez-vous, « c'est une réaction spontanée, en cas d'échec, de vouloir se débarrasser de toute responsabilité», explique Catherine Cudicio, célè (...)

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